—Aussi bien que ce souterrain.

—Quand et par quelle voie vous y êtes-vous donc introduit?

—Par la voie qui m'a amené ici.

—Et que vous me ferez connaître, je l'espère.

—Tout à l'heure. Pour l'instant, je vous supplie, monsieur le duc, de bannir de votre esprit toute terreur inutile.... Ne voyez en moi qu'un inconnu désireux d'avoir avec vous un entretien sérieux, très-sérieux, et qui, par crainte des importuns, a dû choisir le lieu et le moment où il était certain que cette entrevue ne serait pas troublée... je dois vous dire, cher monsieur, que je suis votre voisin...

—En vérité?

—Mon Dieu, oui. Tenez, voici ma carte: «Germandret, achat et vente de livres au comptant.» Monsieur le duc a dû remarquer mon humble boutique, au 22 de la rue de Seine, juste à côté de votre hôtel. Puis-je espérer que monsieur le duc ne m'oubliera pas, alors qu'il songera à monter sa bibliothèque?

Le duc ne put à son tour réprimer un sourire: il était clair que le prétendu M. Germandret bavardait, comme on ferraille avant d'entamer la lutte décisive.

—Oui, dit de Belen, c'est pour solliciter ma pratique que M. Germandret s'est introduit chez moi d'abord, qu'il a pris soin de rendre mes pistolets inoffensifs et qu'enfin il a pénétré dans ce souterrain.

—Il est vrai que mon plus grand désir est d'entrer en relations avec monsieur le duc.