—N'avons-nous pas le mot de passe?
—Oui, je sais. Ce sont ces deux misérables qui vous l'ont donné. Mais, en premier lieu, depuis l'enlèvement de ces personnages, il a peut-être été changé, ce qui ne serait en somme que de la vulgaire prudence.... En second lieu, êtes-vous bien certain que ces gredins ne vous aient pas tendu un piége?
—Leur intérêt me répond d'eux. Entre quelques milliers de francs et la crainte du gendarme, ils n'ont pas hésité. C'était prévu. Et ils savent que leur liberté dépend de la capture de Bisco...
—C'est juste... et cependant je me défierais. Ces Loups de Paris—dont nous avons entendu parler—sont des bandits émérites dont il convient de se défier, alors même qu'ils semblent se trahir entre eux...
—Défions-nous, soit, cela ne nous empêchera pas d'agir.
—Ne m'avez-vous pas dit que vous attendiez encore des nôtres?
—Oui... j'ai fait avertir les deux frères Droite et Gauche, et je m'étonne même qu'ils ne soient pas encore arrivés.
—Ce sont de braves cœurs!...
—Dévoués à notre œuvre jusqu'à la mort... et, sans eux, nous ne serions pas sur les traces des Loups. Leur exploit a été un véritable coup de maître.
—Chut! fit tout à coup sir Lionel. Écoutez....