Pauvre Muflier! pauvre Goniglu!... Il sera donc toujours vrai que l'amour perd l'homme le plus sûr de lui....
Aux mains de qui étaient-ils tombés? Quel sort leur était réservé? C'est ce que nous ne tarderons pas à savoir.
[VIII]
[CHAT ET SOURIS.]
Nous avons laissé Diouloufait au moment où, frappé par la balle du policier, il était tombé aux mains des agents lancés à la poursuite des Loups de Paris.
Le colosse, malgré ses blessures, avait encore une fois tenté de résister, et une lutte suprême s'était engagée entre lui et ses robustes adversaires.
Mais son sang coulait: les forces lui manquèrent. Et enfin Dioulou, dompté, avait compris que toute résistance était inutile. Alors, accablé par le désespoir, épuisé, meurtri, Dioulou avait baissé la tête et c'était, en quelque sorte, une masse insensible et inerte que les agents avaient jetée dans le fourgon, que deux chevaux vigoureux entraînèrent au grand trot vers la Préfecture de police.
Truard, Bibet et Maloigne s'étaient échappés. Ce n'était pour la police qu'un succès relatif. Mais on n'ignorait pas que, de longue date, Dioulou avait été l'inséparable compagnon du Bisco. Donc, par lui, on pouvait espérer s'emparer de toute la bande, et surtout du chef redoutable, vainement poursuivi.
Dioulou avait été immédiatement transporté à la Force, et là, on avait dû le placer à l'infirmerie, pour le premier pansement de ses blessures.