Ah! ce ne fut pas long! Oui, Exupère lisait. Ce Lemoine était mort, mort paralysé, dans un état d'idiotie complète. On pleurait la mort de ce grand homme, de cette lumière....
Exupère releva la tête:
—Vous m'avez dit que si je vous traduisais cette inscription, je serais libre....
—Je vous l'ai dit... et je le répète... mais vous refusiez tout à l'heure?
—Parce que je reculais devant la tentation. Libre, tandis que cet homme vivait, moi! mais j'aurais couru à sa maison, j'aurais pénétré dans son cabinet, j'aurais saisi de nouveau l'atlas de bronze, et j'aurais écrasé le crâne de ce voleur! Oh! cette fois, je ne l'aurais pas manqué... et je ne voulais pas devenir un véritable assassin! C'est pour cela que je refusais... Mais maintenant! tenez, je me fie à vous!... Si vous me donnez la liberté, je l'accepterai... Mais, dussiez-vous me tromper, je lirai cette inscription. Ah! vous ne pouvez comprendre cela, vous!... Depuis si longtemps, je suis privé d'étude et de travail!
Il y avait de grosses larmes dans ses yeux.
—Hâtez-vous! dit Biscarre, on pourrait nous surprendre!
—Vous avez raison. Avez-vous un crayon?
—Voici.
Exupère se courba sur les caractères bizarres.