—Merci! Vous dites que la maison brûlée....

—Fait le coin de la rue des Arcis et du quai... c'est bien simple.

Jacques voulut payer ce qu'il avait bu, mais le débitant n'entendait pas de cette oreille. Il avait offert, et ce serait lui faire affront....

Bref, Jacques, pour couper court, sortit après avoir essuyé, de la part du cabaretier, une vigoureuse poignée de main.

—Eh! va donc, sale mouchard! fit le débitant au moment où la porte se refermait sur lui. Ça fait des manières... et ça n'est bon à rien!

Cependant, Jacques sa hâtait vers la rue des Arcis.

En vérité, il ne savait pas pourquoi il se rattachait avec énergie à cette planche de salut. Il espérait trouver Diouloufait, dont la sympathie ne s'était jamais démentie, et par lui remonter jusqu'à l'oncle Jean.

Au moment où il déboucha sur le quai, un désolant spectacle frappa ses regards.

Le lecteur connaît déjà cette maison de la rue des Arcis: c'est là que nous avons vu les Loups partager leur butin et attendre le prix de la vente consentie au vieux Blasias. Mais de cette maison qui, à l'état normal, titubait sur ses poutres vermoulues, sur ses murailles lézardées, il ne restait plus maintenant qu'un amoncellement de ruines, des pans déchiquetés, des plafonds effondrés; et de tout cela montait vers le ciel une fumée noire et d'une odeur âcre... Cet asile du crime et de la misère avait été détruit en quelques heures.

Mais ce qu'il y avait de plus atroce, c'est que quelques maisons voisines avaient été atteintes.