Ce fut le 15 mars 1900!

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J'en reviens à Cendrillon. Albert Carré avait monté cet opéra en créant une mise en scène aussi nouvelle que merveilleuse!

Julia Guiraudon fut exquise dans le rôle de Cendrillon, Mme Deschamps-Jehin étonnante comme chanteuse et comme comédienne, la jolie Mlle Emelen fut notre Prince Charmant et le grand Fugère se montra artiste inénarrable dans le rôle de Pandolphe. Ce fut lui qui m'envoya le bulletin de victoire reçu le lendemain matin, à Enghien-les-Bains, que j'avais choisi avec ma femme comme villégiature voisine de Paris, pour échapper à la «générale» et à la «première».

Plus de soixante représentations, non interrompues, matinées comprises, suivirent cette première. Les frères Isola, directeurs de la Gaîté, en donnèrent plus tard un grand nombre de représentations et, chose curieuse, pour un ouvrage si parisien d'allure, l'Italie, en particulier, fit à Cendrillon un très bel accueil. A Rome, cette œuvre lyrique fut jouée une trentaine de fois, chiffre rare! De l'Amérique, un câblogramme m'arrive, dont voici le texte:

«CENDRILLON hier, succès phéno ménal.»

Le dernier mot, trop long, avait été coupé en deux par le bureau expéditeur!...

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Nous étions donc en 1900, aux instants mémorables de la Grande Exposition.

J'étais à peine remis de la belle émotion de la Terre promise, à Saint-Eustache, que je tombai gravement malade. L'on procédait alors, à l'Opéra, à des répétitions du Cid, qu'on allait bientôt reprendre. La centième eut lieu au mois d'octobre de cette même année.