M. Halanzier avait l'âme ouverte et franche.

—Que fais-tu donc? me dit-il. Je n'entends plus parler de toi!

J'ajoute qu'il ne m'avait jamais adressé la parole.

—Comment aurais-je osé parler de mon travail au directeur de l'Opéra? répondis-je tout interdit.

—Et si je le veux, moi!

—Apprenez alors que j'ai un ouvrage simplement en cinq actes, le Roi de Lahore, avec Louis Gallet.

—Viens, demain, à neuf heures, chez moi, 18, place Vendôme, et apporte-moi tes feuilles.

Je cours chez Gallet, le prévenir. Je rentrai, ensuite, chez moi, à Fontainebleau, apportant à ma femme ces deux nouvelles: l'une, visible à ma boutonnière, l'autre, l'espoir le plus grand que j'avais eu jusqu'alors.

Le lendemain, à neuf heures du matin, j'étais place Vendôme. Gallet m'y attendait déjà.

Halanzier habitait un très bel appartement au troisième étage de la superbe maison-palais qui forme un des coins de la place Vendôme.