Si ce mot, prononcé au Collége de France, a surpris quelques personnes, il faut qu'à force d'esprit, nous ayons perdu le sens.

Grands esprits, qui rougiriez d'écouter la voix populaire, adressez-vous à la science, étudiez, et je le prédis, au bout de dix ans passés sur l'histoire et les livres des Jésuites, vous n'y trouverez qu'un sens: La mort de la liberté.

Le jour où l'on a dit ce mot, la Presse entière (chose nouvelle), s'est trouvée d'accord[6]. Partout où la Presse atteint, et plus bas encore dans les masses, il a retenti.

Ils n'ont imaginé que cette étrange réponse: «Nous n'existons pas...» On s'en vantait en avril; en juin, l'on s'en cache.

Que sert de nier? ne voyez-vous pas que personne ne se paiera de paroles. Criez liberté! à votre aise, dites-vous de tel ou tel parti. Cela ne nous importe guère... Si vous avez le cœur jésuite, passez là, c'est le côté de Fribourg; si vous êtes loyal et net, venez ici, c'est la France!

Dans l'affaiblissement des partis, dans le rapprochement plus ou moins désintéressé de beaucoup d'hommes d'opinion diverse, il semble que tout à l'heure il n'y ait plus que deux partis, comme il n'y a que deux esprits: L'esprit de vie et l'esprit de mort.

Situation bien autrement grande et dangereuse que celle des dernières années, quoique les secousses immédiates y soient moins à craindre. Que serait-ce, si l'esprit de mort, ayant dominé la religion, allait gagnant la société dans la politique, la littérature et l'art, dans tout ce qu'elle a de vivant?


Le progrès des hommes de mort s'arrêtera, espérons-le... Le jour a lui dans le sépulcre.... On sait, on va mieux savoir encore comment ces revenants ont cheminé dans la nuit...

Comment, pendant que nous dormions, ils avaient, à pas de loups, surpris les gens sans défense, les prêtres et les femmes, les maisons religieuses.