»Il s'est moqué de nous jusqu'à la diète d'Augsbourg. Là, j'ai appris à le connaître. Cependant il veut encore être mon ami au point qu'il me réclame pour arbitre dans l'affaire de...» (Tischreden, p. 274.)

«A la diète d'Augsbourg, l'évêque de Saltzbourg disait: «Il y a quatre moyens pour réconcilier les deux partis: ou que nous cédions ou qu'ils cèdent; or, ni les uns ni les autres n'en veulent rien faire; ou bien encore, il faut que l'on oblige d'autorité un des partis à céder, et comme il en doit résulter un grand soulèvement, reste le quatrième moyen, savoir: qu'un parti extermine l'autre, et que le plus fort mette le plus faible dans le sac.» Voilà de beaux plans d'unité pour un évêque chrétien.» (Ibidem, p. 19.)

[a55] Page 105, ligne 8.—Moines...

«Les seuls mendians sont divisés en sept partis ou ordres, et les mineurs à leur tour en sept espèces de mineurs. Toutes ces sectes, le très saint père les nourrit et les entretient lui-même, tant il a peur qu'elles ne viennent à s'unir.» (Lettre à la diète de Prague, 15 juillet 1522.)

[a56] Page 107, ligne 22.—Un seul coin de l'Allemagne, celui où nous sommes, fleurit encore par la culture des arts libéraux...

Luther écrivit à l'Électeur, le 20 mai 1530, pour relever son courage et le consoler des chagrins que lui causait la Réforme: «Voyez comme Dieu a fait éclater sa grâce et sa bonté dans les états de votre Altesse! n'est-ce pas là que son Évangile a le plus de ministres pieux et fidèles, ceux qui l'enseignent avec le plus de pureté, de zèle et de fruit? Vous voyez grandir autour de vous toute une jeunesse aimable, de bonnes mœurs et qui sera bientôt savante dans la sainte Écriture. Cela me ravit le cœur de voir nos jeunes enfans, garçons et petites filles, connaître mieux aujourd'hui Dieu et le Christ, avoir une foi plus pure et savoir mieux prier, qu'autrefois toutes les écoles épiscopales et les couvens les plus célèbres.

»Cette jeunesse vous a été accordée comme un signe de faveur et de miséricorde divine. Dieu vous dit en quelque sorte: Cher duc Jean, je te confie mon plus précieux trésor; sois le père de ces enfans. Je veux que tu les gouvernes, que tu les protéges; sois le jardinier de mon paradis, etc.»

Le duc ne paraît pas avoir tenu grand compte de cette recommandation, car Luther dit dans plusieurs de ses lettres qu'il y avait à Wittemberg grand nombre d'étudians qui ne vivaient guère que de pain et d'eau.

[a57] Page 112, ligne 4.—Je regrette de n'avoir pas plus de temps à donner à l'étude des poètes et des orateurs....

A Wenceslas Link de Nuremberg. «Si cela ne vous donne pas trop de peines, mon cher Wenceslas, je vous prie de faire rassembler pour moi tous les dessins, livres, cantiques, chants de Meistersanger et bouts rimés, qui auront été composés en allemand et imprimés cette année chez vous; envoyez-en autant que vous en pourrez trouver. Je désirerais vivement les avoir. Nous savons ici composer des ouvrages latins; mais pour les livres allemands, nous ne sommes que des apprentis. Toutefois, avec l'ardeur que nous y mettons, j'espère que nous réussirons bientôt de manière à vous satisfaire.» (20 mars 1536.)