«Cumque ad campanam civitatis, non auderent accedere, pelves suas pulsantes... omnem multitudinem concitarunt.» Ibid., p. 90.[(retour)]

Note 350: «Primores civitatis, quique dignate aliqua aut opibus valebant. Liliatorum sequebantur partes, formidantes Regis potentiam, suisque timentes facultatibus.» Ibid., p. 91.[(retour)]

Note 351: «À la bataille de Courtrai, les Flamands firent venir un prêtre sur le champ de bataille avec le corps de Christ, de sorte qu'ils pouvaient tous le voir. En guise de communion, chacun d'eux prit de la terre à ses pieds et se la mit dans la bouche.» G. Villani, t. VIII, c. LV, p. 335.—V. d'autres exemples de cette communion par la terre dans mes Origines du droit, livre III, ch. IV.[(retour)]

Note 352: «Vasa vinaria portasse restibus plena, ut plebeios strangularet.» Meyer.

«Ut apros quidem, hoc est viros, hastis, sed sues verutis confoderent, infesta admodum mulieribus, quas sues vocabat, ob fastum illum femineum visum a se Brugis.» Ibid., p. 93.—V. ci-dessus page 68: La reine avait dit en voyant les Flamandes: «Ego rata sum me esse Reginam; at hic sexcentas conspicio.» Ibid., p. 89.[(retour)]

Note 353: Oudegherst ne parle pas du fossé, sans doute pour rehausser la gloire des Flamands.[(retour)]

Note 354: «Incredibile narratu est quanto robore, quantaque ferocia, colluctantem secum in fossis hostem nostri exceperint, malleis ferreis plumbeisque mactaverint.» Meyer, 94.—«Guillelmus cognomento ab Saltinga... tantis viribus dimicavit, ut equites 40 prostravisse, hostesque alios 1400 se jugulâsse gloriatus sit.» Ibid., 93.[(retour)]

Note 355: Meyer.[(retour)]

Note 356: Quinze jours avant la bataille de Courtrai, le pape tint dans l'assemblée des cardinaux un discours dont la conciliation semblait le but. Il y dit, entre autres choses, que sous Philippe-Auguste, le roi de France avait dix-huit mille livres de revenus, et que maintenant, grâce à la munificence de l'Église, il en avait plus de quarante mille. Pierre Flotte, dit-il encore, est aveugle de corps et d'esprit, Dieu l'a ainsi puni en son corps; cet homme de fiel, cet homme du diable, cet Architophel, a pour appui les comtes d'Artois et de Saint-Pol; il a falsifié ou supposé une lettre du pape; il lui fait dire au roi qu'il ait à reconnaître qu'il tient son royaume de lui. Le pape ajoute: «Voilà quarante ans que nous sommes docteur en droit, et que nous savons que les deux puissances sont ordonnées de Dieu. Qui peut donc croire qu'une telle folie nous soit tombée dans l'esprit?... Mais on ne peut nier que le roi ou tout autre fidèle ne nous soit soumis sous le rapport du péché... Ce que le roi a fait illicitement, nous voulons désormais qu'il le fasse licitement. Nous ne lui refuserons aucune grâce. Qu'il nous envoie des gens de bien, comme le duc de Bourgogne et le comte de Bretagne; qu'ils disent en quoi nous avons manqué, nous nous amenderons. Tant que j'ai été cardinal, j'ai été Français; depuis, nous avons beaucoup aimé le roi. Sans nous, il ne tiendrait pas d'un pied dans son siége royal; les Anglais et les Allemands s'élèveraient contre lui. Nous connaissons tous les secrets du royaume; nous savons comme les Allemands, les Bourguignons et ceux du Languedoc aiment les Français. Amantes neminem amat vos nemo, comme dit Bernard. Nos prédécesseurs ont déposé trois rois de France; après tout ce que celui-ci a fait, nous le déposerions comme un pauvre gars (sicut unum garcionem), avec douleur toutefois, avec grande tristesse, s'il fallait en venir à cette nécessité.» Dupuy, Pr., p. 77-8.—Malgré l'insolence de la finale, ce discours était une concession du pape, un pas en arrière.[(retour)]

Note 357: Déjà on avait mis en avant un Normand, maître Pierre Dubois, avocat au bailliage de Coutances, qui donna contre le pape une consultation triplement bizarre pour le style, l'érudition et la logique.