CHAPITRE II
[Philippe Le Bel. — Boniface VIII. 1285-1304.]
[1285. Philippe le Bel.]
[Administration.]
[1288-1291. Parlement.]
[Centralisation monarchique. Légistes.]
[Fiscalité.]
[1293-1300. L'argent et la ruse.]
[Philippe appelé par les Flamands.]
[Le comte de Flandre et sa fille retenus à Paris.]
[Expulsion des Juifs, altération des monnaies; maltôte.]
[1295-1304. Démêlés entre Boniface VIII et Philippe le Bel.]
[1300. Le Jubilé.]
[Le pape favorise les ennemis de la France; représailles de Philippe.]
[Rupture au sujet de Languedoc.]
[1301. Philippe fait enlever l'évêque de Pamiers.]
[1302. Bulle supposée; brûlée à Paris.]
[Philippe appuyé par les États généraux.]
[Révolte des Flamands.]
[Défaite de Courtrai.]
[1302. Suite de la lutte contre le pape.]
[Nogaret à Anagni.]
[Retour du pape à Rome; sa mort.]
[Benoît XI meurt subitement.]
[1304. Victoires de Ziriksée et de Mons-en-Puelle.]
[Misère du peuple.]
PARIS. — IMPRIMERIE MODERNE (Barthier, dr.), rue J.-J. Rousseau, 61.
Note 1: Il proclamait l'inutilité des sacrements, de la messe et de la hiérarchie, la communauté des femmes, etc. Il marchait couvert d'habits dorés, les cheveux tressés avec des bandelettes, accompagné de trois mille disciples, et leur donnait de splendides festins. Bulæus, historia Universit. Parisiensis, II, 98.—«Per matronas et mulierculas... errores suos spargere.»—«Veluti Rex, stipatus satellitibus, vexillum et gladium præferentibus... declamabat.» Epistol. Trajectens. eccles. ap. Gieseler, II, IIme partie, p. 479.[(retour)]
Note 2: «Il se nommait Éon de l'Étoile. Ce nom d'Éon rappelle les doctrines gnostiques.—C'était un gentilhomme de Loudéac; d'abord ermite dans la forêt de Broceliande, il y reçut de Merlin le conseil d'écouter les premières paroles de l'Évangile, à la messe. Il se crut désigné par ces mots: «Per Eum qui venturus est judicare, etc.,» et se donna dès lors pour fils de Dieu. Il s'attirait de nombreux disciples, qu'il appelait Sapience, Jugement, Science, etc. Guill. Neubrig., l. I: «Eudo, natione Brito, agnomen habens de Stella, illiteratus et idiota... sermone gallico Eon;... eratque per diabolicas præstigias potens ad capiendas simplicium animas... ecclesiarum maxime ac monasteriorum infestator.» Voyez aussi Othon de Freysingen, c. LIV, LV, Robert du Mont, Guibert de Nogent; Bulæus, II, 241; D. Morice, p. 100, Roujoux, Histoire des ducs de Bretagne, t. II.[(retour)]
Note 3: Rigord., ibid, p. 375: «.... Quod quilibet Christianus teneatur credere se esse membrum Christi.»—Concil. Paris., ibid.: «Omnia unum, quia quidquid est, est Deus, Deus visibilibus indutus instrumentis.—Filius incarnatus, i.e. visibili formæ subjectus.—Filius usque nunc operatus est, sed Spiritus sanctus ex hoc nunc usque ad mundi consummationem inchoat operari.»[(retour)]
Note 4: Averrhoës, ap. Gieseler, IIme partie, p. 378: «Aristoteles est exemplar, quod natura invenit ad demonstrandam ultimam perfectionem humanam.»—Corneille Agrippa disait au XIVe siècle: «Aristoteles fuit præcursor Christi in naturalibus; sicut Joannes Baptista... in gratuitis.» Ibid.[(retour)]
Note 5: Math. Pâris: «Dieu le punit: il devint si idiot, que son fils eut peine à lui rapprendre le Pater.»[(retour)]
Note 6: Math. Pâris: «In Alemannia mulierum continentium, quæ se Beguinas volunt appellari, multitudo surrexit innumerabilis, adeo ut solam Coloniam mille vel plures inhabitarent.»—Beghin, du saxon beggen, dans Ulphilas bedgan (en allem. beten), prier.[(retour)]