Note 107: Guillaume le Breton.[(retour)]

Note 108: Le fils de Philippe Auguste, plus tard Louis VIII. (N. de l'Éd.)[(retour)]

Note 109: Hallam soupçonne ici une fraude pieuse.[(retour)]

Note 110: Il est dit dans la Grande Charte, que si les ministres du roi la violent en quelque chose, il en sera référé au conseil des vingt-cinq barons. «Alors ceux-ci, avec la communauté de toute la terre, nous molesteront et poursuivront de toute façon: i.e. par la prise de nos châteaux, etc...» La consécration de la guerre civile, tel est le premier essai de garantie.[(retour)]

Note 111: Matthieu Pâris.[(retour)]

Note 112: On assembla à Melun la cour des Pairs. Louis dit à Philippe: «Monseigneur, je suis votre homme lige pour les fiefs que vous m'avez donnés en deçà de la mer; mais quant au royaume d'Angleterre, il ne vous appartient point d'en décider... Je vous demande seulement de ne pas mettre obstacle à mes entreprises, car je suis déterminé à combattre jusqu'à la mort, s'il le faut, pour recouvrer l'héritage de ma femme.» Le roi déclara qu'il ne donnerait à son fils aucun appui.[(retour)]

Note 113: À on croire les Anglais, il aurait même promis de rendre, à son avénement, les conquêtes de Philippe-Auguste.[(retour)]

Note 114: Dans une charte de l'an 1216, Montfort s'intitule: «Simon, providentia Dei dux Narbonæ, comes Tolosæ, et marchio Provinciæ et Carcassonæ vicecomes, et dominus Montis-fortis.»[(retour)]

Note 115: Chronique languedocienne. «Quand le saint-père eut entendu tout ce que lui voulurent dire les uns et les autres, il jeta un grand soupir: puis s'étant retiré en son particulier avec son conseil, lesdits seigneurs se retirèrent aussi en leur logis, attendant la réponse que leur voudrait faire le saint-père.

«Quand le saint-père se fut retiré, vinrent devers lui les prélats du parti du légat et du comte de Montfort, qui lui dirent et montrèrent que, s'il rendait à ceux qui étaient venus recourir à lui leurs terres et seigneuries et refusait de les croire eux-mêmes, il ne fallait plus qu'homme du monde se mêlât des affaires de l'Église, ni fît rien pour elle. Quand tous les prélats eurent dit ceci, le saint-père prit un livre; et leur montra à tous comment, s'ils ne rendaient pas lesdites terres et seigneuries à ceux à qui on les avait ôtées, ce serait leur faire grandement tort, car il avait trouvé et trouvait le comte Ramon fort obéissant à l'Église et à ses commandements, ainsi que tous les autres qui étaient avec lui. «Pour laquelle raison, dit-il, je leur donne congé et licence de recouvrer leurs terres et seigneuries sur ceux qui les retiennent injustement.» Alors vous auriez vu lesdits prélats murmurer contre le saint-père et les princes, en telle sorte qu'on aurait dit qu'ils étaient plutôt gens désespérés qu'autrement, et le saint-père fut tout ébahi de se trouver en tel cas que les prélats fussent émus comme ils l'étaient contre lui.