[234]: D. Plancher.

[235]: Le Religieux.

[236]: Glossaire de Laurière, t. I, p. 206. Michelet, Origines du droit, p. 395: «Se desceindre,» c'est le signe de la cession de biens.—En certaines villes d'Italie, celui qui fait cession a payé pour toujours, «s'il frappe du cul sur la pierre en présence du juge.»

[237]: La renonciation de la veuve n'est pas en effet sans analogie avec le reniement du mariage, par lequel la loi de Castille permettait à la femme noble qui avait épousé un roturier, de reprendre sa noblesse à la mort de son mari. Il fallait qu'elle allât à l'église avec une hallebarde sur l'épaule; là, elle touchait de la pointe la fosse du défunt et elle lui disait: «Vilain, garde ta vilainie, que je puisse reprendre ma noblesse.» Note communiquée par M. Rossew Saint-Hilaire.—Michelet, Origines, p. 42: «La clef était un des principaux symboles usités dans le mariage...—En France: «Lorsqu'on ostoit les clefs à sa femme, c'étoit le signe du divorce.» Godet.—«C'est une coutume chez les François que les veuves déposent leurs clefs et leur ceinture sur le corps mort de leur époux, en signe qu'elles renoncent à la communauté des biens.» Le Grand Coutumier.

[238]: «Et de ce demanda instrument à un notaire public, qui estoit là présent.» Monstrelet.—«Et là (à Arras), la duchesse Marguerite, sa femme (femme de Philippe le Hardi), renonça à ses biens meubles par la doute qu'elle ne trouvât trop grands dettes, en mettant sur sa représentation sa ceinture avec sa bourse et les clefs, comme il est de coutume, etc.» Monstrelet.

[239]: V. tome IV.

[240]: Il se l'était fait céder en 1400 par le duc de Berri.

[241]: Meyer.

[242]: Le Religieux.

[243]: Cela ressort d'une infinité de faits de détail. Un historien dont l'opinion est grave en ce qui touche l'économie politique, et que d'ailleurs on ne peut soupçonner d'oublier jamais la cause du peuple, M. de Sismondi a compris ceci comme nous: «L'agriculture n'était point détruite en France, quoiqu'il semblât qu'on eût fait tout ce qu'il fallait pour l'anéantir. Au contraire, les granges brûlées par les dernières expéditions des Anglais avaient été rebâties, les vignes avaient été replantées, les champs se couvraient de moissons. Les arts, les manufactures, n'étaient point abandonnés; au contraire, il paraît qu'ils employaient un plus grand nombre de bras dans les villes, à en juger par les statuts de corps de métiers qui se multipliaient dans toutes les provinces, et pour lesquels on demandait chaque année de nouvelles sanctions royales. La richesse, si barbarement enlevée à ceux qui l'avaient produite, était bientôt recréée par d'autres; et il faut bien que ce fût avec plus d'abondance encore, car le produit des tailles et des impositions, loin de diminuer, s'était considérablement accru. Le roi levait plus facilement six francs par feu dans l'année, qu'il n'aurait levé un franc cinquante ans auparavant.» Sismondi, Histoire des Français, t. XII, p. 173.