[TD-37]: L'accord entre Richard II et la cité de Londres, par Richard Maydison.
[TD-38]: «Le lendemain, sentant qu'il perdait la raison, il ordonna qu'on lui otât son couteau et recommanda à son oncle le duc de Bourgogne que tous les les gens de la cour en fissent autant. Ce jour-là, il fut tant harcelé par ses souffrances que le lendemain, ayant fait venir ledit duc et les autres seigneurs de la cour, il leur avoua en pleurant qu'il préférait la mort à de pareils tourments; à ce qu'on dit, il répéta plusieurs fois à toute l'assistance, émue jusqu'aux larmes: "Pour l'amour de Jésus-Christ, s'il en est parmi vous qui sont complices du mal que j'endure, je les supplie de ne pas me torturer davantage et de me faire mourir sur le champ".»
[TD-39]: «Alors qu'un adolescent... croisant le chemin du roi... avait éperonné son cheval pour qu'il exécute des cabrioles, un coup de sabot de la monture blessa gravement le roi à la jambe d'où le sang se mit à couler abondamment. Comme l'entourage se préparait à châtier le fautif, alors le roi, d'un geste de la main et par des paroles d'apaisement, etc.
[TD-40]: «Il était d'une telle affabilité que, même aux personnes les plus humbles, il adressait la parole à l'improviste en les saluant par leur nom; à ceux qui, indistinctement, voulaient s'adresser ou se présenter à lui, il allait jusqu'à offrir de lui-même un échange privé, ou bien il ne le refusait pas à ceux qui en faisaient directement la demande... Bien qu'il gardât parfaite souvenance des faveurs et des offenses qui lui avaient été faites, il ne fut pourtant, ni naturellement ni même pour de grands motifs, enclin à se mettre en colère au point de dire à quiconque des injures ou des reproches. On disait qu'il avait manqué à la fidélité conjugale en succombant à la débauche charnelle, mais il faisait en sorte qu'à personne, cela ne paraisse un scandale, ni qu'il soit infligé aucune violence ou aucune grande injustice. En outre, n'observant pas l'usage de ses ancêtres, il n'utilisait que rarement et toujours à contrec[oe]ur l'habit royal, à savoir le manteau et la tunique longue, mais s'habillait indifféremment de vêtements de soie, comme tous les autres gens de la cour, ou se déguisait, tantôt en Bohémien, tantôt en Allemand, enfin..., même après avoir reçu l'onction sainte, il s'exerçait, bien plus souvent que de raison, à la joute ou aux autres jeux militaires.»
[TD-41]: «La fille d'un certain marchand de chevaux... qui fut certes rétribuée fort convenablement (puisqu'il lui fut donné deux beaux manoirs avec toutes leurs dépendances, situés respectivement à Créteil et à Bagnolet, et que celle-ci fut appelé ouvertement et communément "petite reine"), garda le roi longtemps auprès d'elle et eut de lui une fille que le roi lui-même maria à un certain Harpedenne auquel il offrit la seigneurie de Belleville en Poitou, la fille étant appelée "Demoiselle de Belleville".»
[TD-42]: Que le roi vive éternellement!...
[TD-43]: «Je règne, j'ai régné, je régnerai.»
[TD-44]: «Je l'ai vu, formulant lui-même une réponse plus élégante... que la requête qui lui avait été présentée..., parler très doucement et, avec les plus grands égards, mettre en garde ceux qui auraient commis quelque erreur.»
[TD-45]: «Mais cela il pourrait l'obtenir ainsi: en nommant des agents, d'abord à Paris mais aussi dans chacune des autres grandes villes du royaume, chargés de faire répéter, auparavant et partout, pendant deux ou trois ans: «qu'il souffre et compatit grandement aux malheurs des habitants du fait qu'ils soient à ce point écrasés de contributions et de redevances variées et multiples. Et qu'il fait tous ses efforts pour que le peuple, dans le royaume rendu à ses antiques libertés et à ses exemptions, soit soulagé de tous les prélèvements très pénibles et très pesants de cette nature; mais que, quant à son meilleur v[oe]u très affectueux et au souhait très amical qu'il forme à l'intention du royaume et de ses habitants, l'énergie et les efforts du Duc d'Orléans en personne ont toujours fait obstacle et continuent encore de faire obstacle à ce qu'il en obtienne la réalisation, ledit duc s'étant présenté et se présentant toujours comme le père et le grand défenseur de tous ces impôts et contributions et redevances nouvelles croissant jour après jour.» Par cette rumeur qui occupa les oreilles et les esprits des populations dans la quasi totalité des cités et provinces du royaume, un ressentiment si fort auprès du peuple (qui ainsi ressent et déplore encore plus fort le poids des redevances et des recouvrements) fut excité contre le duc d'Orléans, tandis qu'une telle affection et qu'une gratitude et une sympathie si intenses allérent au duc de Bourgogne, que...»
[TD-46]: «Compatissant aux malheurs des habitants du royaume... Affirmant que s'il... y avait consenti, il aurait reçu les deux cent mille écus d'or qui lui avaient été promis.»