Vigiles de Charles VII, par Martial de Paris. Cette chronique rimée était, dit-on, devenue si populaire qu'on la chantait même dans les campagnes.
Traité du 10 novembre 1428. Barante, t. V, p. 256, 3e édition. Dupuy affirme que le comté de Saintonge fut donné au roi d'Écosse et à ses hoirs mâles, à tenir en hommage et pairie de France. Bibl. royale, mss. Dupuy, 337, nov. 1428.
[278]: Thomassin assure que le conseil avait décidé le roi à se retirer en Dauphiné. Il ne faut pas oublier que Thomassin est un Dauphinois, conseiller du dauphin Louis (XI).
[279]: Archives, Trésor des chartes, J. 582.
[280]: M. Jollois (p. 52) a donné les reçus: Archives de la ville d'Orléans, comptes de la commune, ann. 1428-1429.
[281]: «Cantilenas lugubres super morte dolorosa et a proditoribus nephandis proditorie perpetrata...» Religieux de Saint-Denis, ms., folio 878.—Il est vrai qu'on fit aussi des complaintes sur la mort du duc de Bourgogne. Nous lisons dans une lettre de grâce qu'un chanoine de Reims, trouvant une de ces complaintes à la suite d'une généalogie d'Henri VI, s'était emporté, avait tiré son couteau et coupé les vers; le roi lui pardonna à condition qu'il fera faire en expiation «deux tableaux plus beaux, lesquels seront attachés à crampons de fer, l'un en la ville de Reims, et l'autre en l'échevinage d'icelle.» Archives, Trésor des chartes, Registre CLXXIII, 676, ann. 1427.
[282]: Ce sentiment populaire fut exprimé vivement par la Pucelle, qui disait avoir pour mission de délivrer, non-seulement Orléans, mais le duc d'Orléans. (Procès, déposition du duc d'Alençon.)
[283]: Monstrelet. Il est juste d'ajouter que les femmes ne résistèrent pas seules. Monstrelet parle du brave brigand Tabary; le Bourgeois fait mention d'un capitaine roturier de Saint-Denis qui fut tué par ses envieux; le Religieux, du normand Braquemont, qui, avec la flotte de Castille, défit celle des Anglais; il raconte enfin qu'un Normand, Jean Bigot, au plus beau moment d'Henri V et quand il semblait invincible, ramassa quelques hommes, tua quatre cents Anglais, et envoya leurs drapeaux à Notre-Dame de Paris, afin qu'y faisant son entrée, l'Anglais y vît ses drapeaux.
[284]: Bedford s'était fait donner le titre de chanoine de la cathédrale de Rouen. (Deville.)
[285]: Le gouvernement anglais était fort dur. Nous le voyons par les grâces mêmes qu'il accorde. Grâce à un maître d'école d'une amende de 32 écus d'or, qu'il a encourue pour avoir élevé le fils d'un Armagnac (Archives, Trésor des chartes, J. Registre CLXXIII, 19, 1424). Lettres de pardon à un religieux qui a soigné un Armagnac blessé (Ibidem, 692, 1427), à un écolier qui a étudié le droit à Angers (Ibidem, 689), à deux frères qui ont été visités par un homme d'armes Armagnac; il était entré chez eux par la fenêtre pour les maltraiter (Ibidem, Registre CLXXV, 197, 1432). Grâce de la vie à un maçon de Rouen qui a dit que si le dauphin reprenait la ville, il y avait moyen d'empêcher les Anglais du château de faire des sorties (Archives, Trésor des chartes, Registre, CLXXIV, 14, 1424).