[375]: «Coureur (courtier) de cuirs et un autre carpentier.» Journal du tumulte (Archives de Belgique), publié par M. Gachard (Preuves, p. 17). Académie de Bruxelles, Bulletins, t. VI, no 9. On voit dans ce journal que ces notables avaient accepté, en 1469, au nom de la ville, le droit le plus odieux: confiscation, proscription des enfants des condamnés, la dénonciation érigée en devoir, etc.
[376]: Hugonet, outre ses fonctions de chancelier, semble avoir eu la part principale au maniement des affaires des Pays-Bas. Ce petit juge de Beaujolais s'était bien établi, spécialement en Flandre, où il se fit vicomte d'Ypres. Le duc (tout en le menant durement, lettre du 13 juillet 1476) lui donnait encore, au moment de sa mort, la seigneurie de Middelbourg.
[377]: Il y eut une vive réaction à Liége; Raes y revint et avec lui sans doute bien d'autres bannis; il mourut le 8 décembre 1477.—Recueil héraldique des bourgmestres de la noble cité de Liége, avec leurs épitaphes, armes et blasons. 1720, in-folio, p. 170. En tête de ce recueil se trouve une précieuse carte des bures des mahais de la ville de Liége; c'est la Liége souterraine.
Franceis crient, Monjoe! e Normans, Dex aïe!
Flamens crient, Asraz! e Angevin, Valie!
(Robert Wace.)
[379]: «La parole du Roy estoit alors tant douce et vertueuse, qu'elle endormoit, comme la seraine, tous ceux qui lui prestoient oreille.» Molinet.
[380]: Pour tout ceci, nous devons beaucoup à la polémique de MM. de Saint-Génois et Gachard, le premier, Gantais, préoccupé du droit antique et du point de vue local; le second, archiviste général et dominé par l'esprit centralisateur. M. Gachard a réuni les textes, donné les dates, etc. Son mémoire est très-instructif. Cependant, il dit lui-même que Gand venait d'être rétablie dans son ancienne constitution, que tout droit contraire avait été aboli; dès lors, le wapeninghe, le jugement, la condamnation de Sersanders et autres, sont légales; quant à Hugonet et Humbercourt, la légalité fut violée en ce qu'ils n'étaient pas bourgeois de Gand, et les Gantais venaient de reconnaître qu'ils n'avaient pas juridiction sur ceux qui n'étaient pas bourgeois,—Hugonet et Humbercourt, quoique accompagnés d'autres personnes, avaient été en réalité les seuls ambassadeurs autorisés; la reddition d'Arras, loin d'être un acte opportun, comme on l'a dit, devait entraîner celle de bien d'autres villes, de tout l'Artois.
[381]: Droit primitif des jugements armés, wapeninghe, qui existaient avant qu'il y eût de comte, ni de bailli du comte, ni même de ville.—Voir ma Symbolique du droit, p. 312, etc. Cf. les jugements du Gau et de la Marche. Tout cela, dès les temps de Wielant, de Meyer, etc., n'est déjà plus compris. Combien moins des modernes!
[382]: «Met aller herten... met weenenden hoghen.» Chroniques ms. d'Ypres (Preuves de M. Gachard, p. 10). V. sur ce ms. la note de M. Lambin. Ibidem.