[411]: À son départ de Cambrai, il badine sur l'attachement des impériaux pour le très-saint aigle, et leur permet d'ôter les lis: «Vous les osterez quelque soir, et y logerez vostre oiseau, et direz qu'il sera allé jouer une espace de temps, et sera retourné en son lieu, ainsi que font les arondelles qui reviennent sur le printemps.» Molinet.

[412]: Au grand désespoir de Dammartin. V. sa belle lettre au roi. Lenglet, II, 261. La Cronique Martiniane (Vérard in-folio), si instructive pour la vie de Dammartin à d'autres époques, ne me donne rien ici; elle se contente prudemment de traduire Gaguin, comme elle le dit elle-même.

[413]: Ordonnances, XVIII.

[414]: Voir passim: Commines, liv. VI, ch. VI; Molinet, t. II, p. 199; Gaguinus, fol. CLIX.

[415]: Barante-Gachard, II, 623, d'après le Registre de la collace de Gand et les Mémoires inédits de Dadizeele, extraits par M. Voisin dans le Messager des sciences et des arts, 1827-1830.

[416]: Voir dans Commines les scrupules d'Hastings, qui ne veut pas donner quittance de cet argent: «Mettez-le dans ma manche, etc.»

[417]: Galanteries toutes politiques, comme on peut le conclure d'un mot de Commines (liv. VI, ch. XIII).

[418]: Lenglet.

[419]: Les Médicis étaient les banquiers des rois de France et d'Angleterre; ils apparaissent comme garants dans toute grande affaire d'argent, spécialement au traité de Pecquigny. Il ne s'en cache nullement dans sa réponse à Louis XI. Raynaldi Annales, 1478, § 18-19. Les Médicis avaient pour eux le petit peuple, contre eux l'aristocratie. M. de Sismondi ne l'a pas senti assez.

Au reste, les Florentins avaient toujours tenu nos rois «pour leurs singuliers protecteurs; et, en signe de ce, à chacune fois qu'ils renouvellent les gouverneurs de leur seigneurie, ils font serment d'estre bons et loyaux à la maison de France.» Lettre de Louis XI, 1478, 17 août. Lenglet, III, 552. Voir à la suite l'Avis sur ce qui semble à faire au concile d'Orléans, septembre.