[52]: La bulle est tout au long dans Suffridus Petrus.
[53]: Archives du royaume, Trésor des chartes, J. 527.
[54]: Dans sa lettre au roi, il montre une confiance extraordinaire: «En Picardie, les sieurs de Crèvecœur et de Miraumont, mes serviteurs... besoigneux en toute diligence... J'ay trouvé et trouve moyen de me fortiffier tant de mes amis que d'austres estrangers et de leurs places... Et dedans six jours espère cy avoir ung nommé Jehan de la Marche (ung nommé! que dirait de ceci l'illustre maison d'Aremberg?) qui s'est envoyé offrir à moy, et aussy aucuns députés des Liégeois qui désirent fort à moy faire plaisir. Jay en cestuy païs de Rethelois de bien bonnes et fortes places, etc. Escript en ma ville de Mézières-sur-Meuse, le 19e jour de mars 1465.» Bibl. royale, mss. Legrand, Preuves, c. I.
[55]: On admire encore à Saint-Barthélemy de Liége les fonts baptismaux où pendant huit siècles tous les enfants de Liége ont reçu le baptême. «Lambert Patras, le batteur de Dinant, les fit en l'an 1212.» Jean d'Outre-Meuse, cité par M. Polain, Liége pittoresque, ou Description historique, etc., p. 204-205. C'est à Dinant que fut fondue, au XVIIe siècle, la statue de bronze que Liége éleva à son bourgmestre Beeckmann. Le même, Esquisses, p. 311.
[56]: Rivalité sans doute analogue à celle des drapiers d'Ypres et de Poperinghen, de Liége et de Verviers. Ceux de Liége reprochaient aux autres: «Que leurs marchandises de drapperie n'estoient ni fidelles ny loyalles ny aulcunement justifiées.»
[57]: «Et si ne fesoient gueres de mariaiges de leurs enfans, sinon les ungz avec les aultres: car ils estoient loing de toutes aultres bonnes villes.» Commines.
[58]: La date est importante. L'historien du Namurois, naturellement favorable à Bouvignes, avoue pourtant qu'elle bâtit la première sa tour de Crève-Cœur. (Galliot.)
[59]: Dinant s'en plaint au duc dans sa lettre du 16 juillet.
[60]: Le clerc, conart, le chanteur, ces deux mots rappellent l'abbé des cornards, qu'on trouve dans d'autres villes des Pays-Bas. Celui-ci peut fort bien avoir été un chanteur ou ménétrier, un fol patenté de la ville, comme ceux qui jouaient, chantaient et ballaient, quand on proclamait un traité de paix ou qu'on faisait quelque autre acte public (?).
[61]: Du Clercq, livre V. ch. XLV. «Amplissant ung doublet plain de feur, couvert d'un manteau armoiet des armes dudit sieur, et mettant au-desseur un clockin de vache...» Documents publiés par M. Gachard, II, 221, 252.—V. aussi ibid., lettres du 5 nov. 1465 et du 23 sept.