CHAPITRE II
- XIe siècle.—Grégoire VII.—Alliance des Normands et de l'Église.—Conquêtes des Deux-Siciles et de l'Angleterre [226]
- Lutte entre le Saint-Pontificat et le Saint-Empire, entre la féodalité et l'Église [227]
- Matérialisme profond du monde féodal [228]
- L'Église devient peu à peu féodale et se matérialise [232]
- Grégoire VII entreprend de la relever. Célibat des prêtres [235]
- L'Église prétend à la domination universelle [239]
- L'Empire est vaincu [241]
- Le pape s'allie aux Normands [242]
- Caractère conquérant et chicaneur des Normands [245]
- 1000-26. Leurs pèlerinages en Italie [246]
- 1026. Premiers établissements des Normands en Italie [247]
- 1037-53. Les fils de Tancrède conquirent la Pouille et les Deux-Siciles [249]
- Guillaume le Bâtard, duc de Normandie [250]
- Grossièreté et esprit d'opposition de l'Église anglo-saxonne [252]
- Édouard, roi d'Angleterre, ami des Normands, gouverné par le saxon Godwin [253]
- Guillaume, soutenu par le pape, prétend régner après Édouard, à l'exclusion d'Harold, fils de Godwin [256]
- 1066. Bataille d'Hastings; conquête de l'Angleterre par les Normands [260]
- Guillaume traite d'abord les vaincus avec quelque douceur [261]
- Révolte des Saxons. Partage de toute l'Angleterre [262]
- Utilité de la conquête. Forte organisation sociale [266]
- Puissance de la royauté et de l'Église anglaise [267]
- Le saint-siége triomphe dans toute l'Europe par l'épée des Français [270]
CHAPITRE III
- La Croisade. 1095-1099 [272]
- État de l'Islamisme en Asie [272]
- L'essence de l'Islamisme était l'unité [273]
- La dualité y rentre. Alides. Ismaïlites [276]
- Doctrine mystique des Ismaïlites, ou Assassins. Puissance d'Hassan. 1090 [277]
- Faiblesse des Califats [280]
- Jeunesse et vigueur du Christianisme [280]
- Pèlerinages armés; commencement des croisades [281]
- Les Grecs appellent les princes de l'Occident [284]
- 1095. Le pape français Urbain II prêche la croisade à Clermont [287]
- Grandeur du mouvement populaire [288]
- Les chefs. Godefroi de Bouillon. Hugues de Vermandois, Raymond de Toulouse, etc. [290]
- Les Provençaux et les Normands. Bohémond [292]
- Godefroi de Bouillon [294]
- 1096. Départ des chefs. Arrivée à Constantinople [296]
- Haine mutuelle des croisés et des Grecs [298]
- Alexis Comnène reçoit l'hommage des croisés [299]
- Les croisés passent en Asie Mineure. Prise de Nicée [300]
- Prise d'Antioche. Souffrances des croisés. Bohémond garde Antioche [302]
- 1099. Prise de Jérusalem [305]
- Godefroi, roi de Jérusalem. Établissement de la féodalité française en Palestine [307]
CHAPITRE IV
- Suites de la croisade.—Les Communes.—Abailard.—Première moitié du XIIe siècle [310]
- Résultat de la croisade. L'aversion de l'Europe et de l'Asie a diminué [313]
- La pensée de l'égalité s'est développée [314]
- Tentatives d'affranchissement. Communes [316]
- Le roi s'appuie sur les communes contre les barons [320]
- 1108. Louis VI. Il fait ses premières armes pour l'Église et les marchands [322]
- La royauté avait gagné à l'absence des seigneurs, partis pour la croisade [323]
- Guerre de Louis contre les Normands. Bataille de Brenneville, 1119 [326]
- 1115. Expédition dans le Midi [327]
- 1124. L'empereur Henri V veut envahir la France. Toute la France s'arme pour Louis VI [328]
- La liberté se produit dans la philosophie [329]
- Mouvement de la pensée. Gerbert, Bérenger, Roscelin, école de droit; université de Paris [330]
- Le breton Abailard essaye de ramener le christianisme à la philosophie. Immense popularité de son enseignement [332]
- Saint Bernard; sa puissance [337]
- Il attaque Abailard et son disciple Arnaldo de Brescia [339]
- 1119. Abailard se retire à Saint-Denis [340]
- Il fonde le Paraclet pour Héloïse [341]
- Il est condamné au concile de Sens [342]
- Héloïse. La femme se relève par amour désintéressé [344]
- Robert d'Arbrissel la place au-dessus de l'homme. Ordre de Fontevrault, 1106 [347]
- Progrès du culte de la Vierge [350]
- La femme règne aussi sur la terre. Elle succède, etc. [350]
- Le roi de France et le roi d'Angleterre.—Louis le Jeune, Henri II (Plantagenet).—Seconde croisade, Humiliation de Louis.—Thomas Becket, Humiliation d'Henri (seconde moitié du XIIe siècle.) [353]
- Le roi d'Angleterre, violent, héroïque, impie [354]
- Le roi de France, figure pâle et impersonnelle; mais il a pour lui le peuple et la loi, l'Église et la bourgeoisie [357]
- Il est le symbole et le centre de la nation [357]
- 1137. Dévotion de Louis VII [358]
- 1142. Guerre avec la Champagne. Incendie de Vitry [360]
- 1147. Seconde croisade, prêchée par saint Bernard. Différence entre la seconde croisade et la première [361]
- L'empereur Conrad et une foule de princes prennent la croix [362]
- Mauvais succès des croisés dans l'Asie Mineure [364]
- Retour honteux de Louis VII [365]
- La femme de Louis, Éléonore, obtient le divorce, se marie à Henri Plantagenet et lui apporte l'Aquitaine [366]
- Situation de la royauté anglaise. Oppression des vaincus; puissance de la féodalité [367]
- Le roi s'appuie contre ses barons sur des mercenaires. Nécessité d'une fiscalité violente [368]
- 1087. Guillaume le Roux [369]
- 1100. Henri Beauclerc [370]
- 1135. Étienne de Blois. Il reconnaît pour son successeur Henri Plantagenet, comte d'Anjou [371]
- 1154. Henri II. Ses vastes possessions [372]
- Les vaincus espèrent sous Henri II [373]
- Résurrection du droit romain [375]
- Le saxon Becket, élève de Bologne, favori et chancelier d'Henri II [376]
- Guerre d'Henri II contre le comte de Toulouse [378]
- Henri II donne à Becket l'archevêché de Kenterbury [380]
- Rôle populaire des archevêques de Kenterbury. Ils défendent les libertés de Kent [382]
- Becket accepte ce rôle et se brouille avec Henri [384]
- 1163. Henri fait signer aux évêques les coutumes de Clarendon [385]
- Les races vaincues soutiennent Becket [387]
- Becket, défenseur de leur liberté et de la liberté de l'Église [388]
- 1164. Il se réfugie en France [392]
- Louis VII l'accueille et le protége [393]
- Il excommunie ses persécuteurs [394]
- Le pape se déclare contre lui [395]
- Entrevue de Becket et des deux rois à Chinon [400]
- 1170. Menaces d'Henri II. Quatre chevaliers normands assassinent l'archevêque dans son église. Passion de Becket [404]
- Henri obtient son pardon du saint-siége [410]
- Révolte de ses fils et de sa femme Éléonore [411]
- Il fait pénitence au tombeau de Thomas Becket [413]
- Il reprend avec énergie la guerre contre ses fils [414]
- Caractère impie et parricide de cette famille [415]
- Attachement des Méridionaux pour Éléonore de Guyenne [416]
- 1189. Malheur et mort de Henri II [420]
- Le roi de France surtout profite de la chute du roi d'Angleterre [422]
- Son dévouement à l'Église fait sa grandeur [423]
- 1180. Philippe-Auguste [424]
Paris.—Imprimerie Moderne (Barthier, dr,) rue J.-J.-Rousseau, 61.