[18]: Astron., c. XLV. «Hi qui imperatori contraria sentiebant, alicubi in Francia conventum fieri generalem volebant. Imperator autem clanculo obnitebatur, diffidens quidem Francis, magisque se credens Germanis. Obtinuit tamen sententia imperatoris, ut in Neomago populi convenirent... Omnisque Germania eo confluxit, imperatori auxilio futura.» Louis se réconcilie avec son fils; le peuple, furieux, menace de massacrer et l'empereur et Lothaire. On saisit les mutins.—«Quos postea ad judicium adductos, cum omnes juris censores filiique imperatoris judicio legali, tamquam reos majestatis, decernerent capitali sententia feriri, nullum ex eis permisit occidi.»—Voy. aussi Annal. Bertinian., ibid. 193.
[19]: Thegan., c. XLII. «Dicens: Ite ad filios meos. Nolo ut ullus propter me vitam aut membra dimittat. Illi infusi lacrymis recedebant ab eo.»
[20]: De tous ces griefs, le septième est grave. Il révèle la pensée du temps. C'est la réclamation de l'esprit local, qui veut désormais suivre le mouvement matériel et fatal des races, des contrées, des langues, et qui dans toute division politique ne voit que violence et tyrannie.
[21]: Plusieurs faits témoignent de la prédilection de Louis pour les serfs, pour les pauvres, pour les vaincus. Il donna un jour tous les habits qu'il portait à un serf, vitrier du couvent de Saint-Gall. (Moine de Saint-Gall.)—On a vu son affection pour les Saxons et les Aquitains; il avait dans sa jeunesse porté le costume de ces derniers. «Le jeune Louis, obéissant aux ordres de son père, de tout son cœur et de tout son pouvoir, vint le trouver à Paderborn, suivi d'une troupe de jeunes gens de son âge, et revêtu de l'habit gascon, c'est-à-dire portant le petit surtout rond, la chemise à manches longues et pendantes jusqu'au genou, les éperons lacés sur les bottines, et le javelot à la main. Tel avait été le plaisir et la volonté du roi. (L'Astronome.)—«De plus, et se trouvant absent, le roi Louis voulut que les procès des pauvres fussent réglés de manière que l'un d'eux qui, quoique totalement infirme, paraissait doué de plus d'énergie et d'intelligence que les autres, connût de leurs délits, prescrivît les restitutions de vols, la peine du talion pour les injures et les voies de fait, et prononçât même, dans les cas plus graves, l'amputation des membres, la perte de la tête, et jusqu'au supplice de la potence. Cet homme établit des ducs, des tribuns et des centurions, leur donna des vicaires, et remplit avec fermeté la tâche qui lui était confiée.» (Moine de Saint-Gall.)
Thegan., c. XLIV. «Hebo Remensis episcopus, qui erat ex originalium servorum stirpe... O qualem remunerationem reddidisti ei. Vestivit te purpura et pallio, et tu eum induicti cilicio... Patres tui fuerunt pastores caprarum, non consiliarii principum!... Sed tentatio piissimi principis..... sicut et patientia beati Job. Qui beato Job insultabant, reges fuisse leguntur; qui istum vero affligebant, legales servi ejus erant ac patrum suorum.—Omnes enim episcopi molesti fuerunt ei, et maxime hi quos ex servili conditione honoratos habebat, cum his qui ex barbaris notionibus ad hoc fastigium perducti sunt.—«Id., c. XX: Jamdudum illa pessima consuetudo erat, ut ex vilissimis servis summi pontifices fierent, et hoc non prohibuit...» Puis vient une longue invective contre les parvenus.
[22]: Tous se trouvaient d'accord, sans doute par mécontentement contre Lothaire, c'est-à-dire contre l'unité de l'Empire. Bernard semble pour l'empereur contre ses fils, mais pour Pepin, c'est-à-dire pour l'Aquitaine, même contre l'empereur.
Nithardi historiæ, l. I, c. IV, ap Scr. Fr. VII, 12. «Occurrebat universæ plebi verecundia et pœnitudo, quod bis imperatorem dimiserant.»—C. V: «Franci, eo quod imperatorem bis reliquerant, pœnitudine correpti; ad defectionem impelli dedignati sunt.»—Tous les peuples revenaient à Louis: «Gregatim populi tam Franciæ quam Burgundiæ, necnon Aquitaniæ sed et Germaniæ coeuntes, calamitatis querelis de imperatoris infortunio querebantur, etc.» Astronom., c. XLIX.
[23]: Acta SS. ord. S. Bened., sec. IV, p. 453: «Virum rixæ virumque discordiæ se progenitum frequenter ingemuerit.»—Pascase Radbert, auteur de la vie de Wala, qui écrivait sous Louis le Débonnaire et sous son fils Charles le Chauve, crut prudent de déguiser ses personnages sous des noms supposés. Wala s'appelle Arsenius; Adhalard, Antonius; Louis le Débonnaire, Justinianus; Judith, Justina; Lothaire, Honorius; Louis le Germanique, Gratianus; Pepin, Melanius; Bernard de Septimanie, Naso et Amisarius.
[24]: Nithard., l. I., c. VII: «Ecce, fili, ut promiseram, regnum omne coram te est; divide illud prout libuerit. Quod si tu diviseris, partium electio Caroli erit. Si autem nos illud diviserimus similiter partium electio tua erit. «Quod idem cum per triduum dividere vellet, sed minime posset, Josippum atque Richardum ad patrem direxit, deprecans ut ille et sui regnum dividerent, partiumque electio sibi concederetur.... Testati quod pro nulla re alia, nisi sola ignorantia regionum, id peragere differret. Quamobrem pater, ut ægrius valuit, regnum omne absque Bajoria cum suis divisit: et a Mosa partem Australem Lodharius cum suis elegit. Occiduam vero, ut Carolo conferretur, consensit.»
[25]: Nithard.