[302]: Gregori VII epist. ad reg. Angl., ibid., 6: «Sicut ad mundi pulchritudinem oculis carneis diversis temporibus repræsentandam, Solem et Lunam omnibus aliis et minentoria disposuit (Deus) luminaria, sic.....»—V. aussi Innocent III, l. I, epist. 401.—Bonifacii VIII, epist., ibid. 197: «Fecit Deus duo luminaria magna, scilicet Solem, id est, ecclesiasticam potestatem, et Lunam, hoc est, temporalem et imperialem. Et sicut Luna nullum lumen habet nisi quod recipit a Sole, sic...»—La glose des Décrétales fait le calcul suivant: «Cum terra sit septies major luna, sol autem octies major terra, restat ergo ut pontificatus dignitas quadragies septies sit major regali dignitate.»—Laurentius va plus loin: «.....Papam esse millies septingenties quater imperatore et regibus sublimiorem.» Gieseler, II, p. II, p. 98.
[303]: Il écrivait à l'abbé de Cluny: «Ma douleur et ma désolation sont au comble lorsque je vois l'Église d'Orient séparée, par la fourbe du Diable, de la foi catholique; et si je tourne mes regards vers l'Occident, vers le Midi ou vers le Nord, je n'y trouve presque plus d'évêques qui le soient légitimement, soit par leur conduite dans l'épiscopat, soit par la manière dont ils y sont parvenus. Ils gouvernent leurs troupeaux, non pour l'amour de Jésus, mais par une ambition toute profane, et parmi les princes séculiers je n'en trouve aucun qui préférât l'honneur de Dieu au sien propre, et la justice à son intérêt. Les Romains, les Lombards et les Normands, parmi lesquels je vis, seront bientôt (et je le leur dis souvent) plus exécrables que les juifs et les païens. Et lorsque mes regards se reportent sur moi-même, je vois que ma vaste entreprise est au-dessus de mes forces; de sorte que je dois perdre toute espérance d'assurer jamais le salut de l'Église, si la miséricorde de Jésus-Christ ne vient à mon secours; car si je n'espérais une meilleure vie, et si ce n'était pour le salut de la sainte Église, j'en prends Dieu à témoin, je ne resterais plus à Rome, où je vis déjà depuis vingt ans malgré moi. Je suis donc comme frappé de mille foudres, comme un homme qui souffre d'une douleur qui se renouvelle sans cesse, et dont toutes les espérances ne sont malheureusement que trop éloignées.»
[304]: Gregor. ep.—Il se jeta aux pieds du pape, les bras étendus en croix, et demandant pardon.—C'était la première fois, dit Otton de Freysingen, qu'un pape avait osé excommunier un empereur. J'ai beau lire et relire nos histoires, je n'en trouve pas un exemple.
[305]: Il écrivit au roi de France, en 1106: «Sitôt que je le vis, touché jusqu'au fond du cœur, de douleur autant que d'affection paternelle, je me jetai à ses pieds, le suppliant, le conjurant au nom de son Dieu, de sa foi, du salut de son âme, lors même que mes péchés auraient mérité que je fusse puni par la main de Dieu, de s'abstenir, lui du moins, de souiller, à mon occasion, son âme, son honneur et son nom; car jamais aucune sanction, aucune loi divine, n'établit les fils vengeurs des fautes de leurs pères.» Sigebert de Gembloux.
[306]: À l'entrevue de Canossa.
[307]: Voy. la tapisserie de Bayeux.
[308]: Guill. Gemetic. l. III, c. VIII. «Quem (Richard I) confestim pater Baiocas mittens... ut ibi lingua eruditus danica suis exterisque hominibus sciret aperte dare responsa.»—Voy. Depping, Hist. des Expéditions normandes, t. II; Estrup, Remarques faites dans un voyage en Normandie, Copenhague, 1821: et Antiquités des Anglo-Normands.—On trouve aux environs de Bayeux, Saon et Saonet. Plusieurs familles portent le nom de Saisne, Sesne. Un capitulaire de Charles le Chauve (Scr. fr. VII, 616) désigne le canton de Bayeux par le mot d'Otlingua Saxonia.—Le nom de Caen est saxon aussi: Cathim, maison du conseil. Mém. de l'Acad. des Inscript., t. XXXI, p. 242.—Beaucoup de Normands m'ont assuré que dans leur province on ne rencontrait guère le blond prononcé et le roux que dans le pays de Bayeux et de Vire.
Guill. Apulus, l. II, ap. Muratori, V, 259.
Corpora derident Normannica, quæ breviora
Esse videbantur.
Gibbon, XI, 151.