139—page [260]—... la dissonance reparaissait toujours...
V. un passage curieux d'une vie de saint Grégoire, ap. Scrip. Rer. Fr. t. V, p. 445.—V. aussi la vie de Charlemagne, par un moine d'Angoulême (ap. Scr. Fr. V, 185).—Mon. Sangall., l. 1, c. X. «Voyant avec douleur que le chant était divers selon les diverses provinces, il demanda au pape douze clercs instruits dans la psalmodie. Mais, par malice, lorsqu'on les eut dispersés de côté et d'autre, ils se mirent à enseigner tous des méthodes différentes. Charles indigné se plaignit au pape, et le pape les mit en prison.»
140—page [265]—Charlemagne fit recueillir les vieux chants nationaux de l'Allemagne...
Eginh. in Kar. M., c. XXIX. «Barbara et antiquissima carmina, quibus veterum regum actus ac bella canebantur, scripsit, memoriæque mandavit. Inchoavit et grammaticam patrii sermonis.»—Suivant Éginhard (c. XIV) Charlemagne donna au mois des noms significatifs dans la langue allemande (mois d'hiver, mois de boue, etc.); mais, selon la remarque de M. Guizot, on les trouve en usage chez différents peuples germains avant le temps de Charlemagne.
141—page [266]—... parlant souvent la langue latine...
Eginh. in Kar: M. c. XXV. «Latinam ita didicit, ut æque, illâ ac patriâ linguâ orare esset solitus; græcam vero melius intelligere quam pronunciare poterat.»—Poeta Saxon., l. V, ap. Scr. Fr. V, 176:
..... Solitus linguâ sæpe est orare latinâ;
Nec græcæ prorsus nescius extiterat.