[285]: «À une certaine fête, comme un jeune homme, parent du roi, chantait fort bien Alleluia, le roi dit à un évêque qui se trouvait là: «Il a bien chanté, notre clerc!» L'autre sot, prenant cela pour une plaisanterie, et ignorant que le clerc fût parent de l'empereur, répondit: «Les rustres en chantent autant à leurs bœufs.» À cette impertinente réponse, l'empereur lui lança un regard terrible, dont il tomba foudroyé.» (Moine de Saint-Gall.) App. [134].
[291]: «Albinum cognomento Alcuinum...» (Éginhard.)
Alcuin écrivait à Charlemagne: «Envoyez-moi de France quelques savants traités aussi excellents que ceux dont j'ai soin ici (à la bibliothèque d'York), et qu'a recueillis mon maître Ecbert; et je vous enverrai de mes jeunes gens, qui porteront en France les fleurs de Bretagne, en sorte qu'il n'y ait plus seulement un jardin enclos à York, mais qu'à Tours aussi puissent germer quelques rejetons du paradis.» Appelé en France, il devint le maître du Scot Rabanus Maurus, fondateur de la grande école de Fulde.—Éginhard dit que Charlemagne donnait les honneurs et les magistratures à des Scots, estimant leur fidélité et leur valeur; et que les rois d'Écosse lui étaient fort dévoués.—Dans sa vie de saint Césaire, dédiée à Charlemagne, Héricus dit: «Presque toute la nation des Scots, méprisant les dangers de la mer, vient s'établir dans notre pays avec une suite nombreuse de philosophes.»
[292]: Moine de Saint-Gall.—Voy. l'amusante histoire d'un pauvre semblablement élevé par Charles à un riche évêché.