[390]: Vasco, Wasco, en langue basque, signifie homme, dit le dictionnaire de Laramandi (édition de 1743, sous ce titre pompeux: El impossible vincido, arte della lingua Bascongada, imprimé à Salamanque). Voy. aussi Laboulinière, Voyage dans les Pyrénées françaises, I, 235.
[391]: Osca, d'eusi, aboyer; parler? d'otsa, bruit? Chaque peuple barbare se considérait comme parlant seul un vrai langage d'homme. En opposition à euscaldunac, ils disent er-d-al-dun-ac; de arra, erria, terre; ainsi erdaldunac, qui parlent la langue du pays; les Basques français appellent ainsi les Français, les Biscayens les Castillans.
[392]: Toutefois, dun (duna, avec l'article) est une terminaison commune de l'adjectif basque. De arra, ver; ar-duna, plein de vers. De erstura, angoisse; erstura-dun-a, plein d'angoisses. Eusc-al-dun-ac, les Basques. Caladunum peut signifier en basque, contrée riche en joncs.
[393]: On peut cependant citer encore Mauléon en Gascogne et en Poitou (Maulin en basque).—En Bretagne: Rennes, Batz, Alet, Morlaix. (On trouve dans les Pyrénées: Rasez, Rœdæ, pagus Redensis ou Radensis, comme Redon, Redonas, Morlaas, etc.—On trouve encore en Bretagne un Auvergnac, un Montauban du côté de Rennes.)—Les mots Auch, Occitanie, Gard, Gers, Garonne, Gironde, semblent aussi d'origine basque.—Montesquieu, Montesquiou, de Eusquen?
[394]: L'aruspicine et la flûte des Vascons étaient célèbres, comme celle des Étrusques et Lydiens, Lamprid. Alex. Sever.—Vasca tibia dans Solin, c. V;—Servius, XI Æn., et apud auctorem veteris glossarii latino-græci. Aujourd'hui ils n'ont pas d'autre instrument (comme les highlanders écossais la cornemuse), Strabon, l. III.
[395]: Suivant Bullet, Lar, en celtique, signifie feu. En vieil irlandais il signifie le sol d'une maison, la terre, ou bien une famille (?).—Lere, tout-puissant.—Joun, iauna, en basque Dieu (Janus, Diana). En Irlandais, Anu, Ana (d'où Jona?) mère des Dieux, etc., etc.
[396]: Bed. Hist. Eccl., II, c. XIII: «Cui primus pontificum ipsius Coifi continuo respondit» (premier prêtre d'Edwin, roi de Northumbrie, converti par Paulinus au commencement du septième siècle). Macpherson. Dissert. on the celt. antiq.—Coibhi-draoi, druide coibhi, est une expresion usitée en Écosse pour désigner une personne de grand mérite (Voy. Mac Intosh's Gaelic Proverbs, p. 34.—Haddleton, Notes on Tolland, page 279). Un proverbe gaélique dit: «La pierre ne presse pas la terre de plus près que l'assistance de Coibhi (bienfaisance, attribut du chef des druides?).»
[397]: Davies Mythol., p. 271, 277. Ammian. Marcell., liv. XV: «Druidæ ingeniis celsiores, ut authoritas Pythagoræ decrevit, sodalitiis astricti consortiis, quæstionibus occultarum rerum altarumque erecti sunt, etc.»
[398]: Sur le bord de la Seine, près de Duclair, est une roche très élevée, connue sous le nom de Chaise de Gargantua; près d'Orches, à deux lieues de Blois, la Chaise de César; près de Tancarille, la Pierre Géante, ou Pierre du géant.
[399]: Un roi d'Irlande, nommé Cormac, écrivit en 260 de Triadibus, et quelques triades sont restées dans la tradition irlandaise sous le nom de Fingal. Les Irlandais marchaient au combat trois par trois; les highlanders d'Écosse sur trois de profondeur. Nous avons déjà parlé de la trimarkisia.—Au souper, dit Giraldus Cambrensis, les Gallois servent un panier de végétaux devant chaque triade de convives; ils ne se mettent jamais deux à deux (Logan, the Scotish Gaël).