Processus de S. Thom. Aquin., ap. Acta SS. Martis, I, p. 714: «Concludit quod Fr. Thomas in scripturis suis imposuit finem omnibus laborantibus usque ad finem sæculi, et quod omnes deinceps frustra laborarent.»—«Fuit (S. Thomas) magnus in corpore et rectæ staturæ... coloris triticei... magnum habens caput... aliquantulum calvus. Fuit tenerrimæ complexionis in carne.» Acta SS., p. 672.—«Fuit grossus.» Processus de S. Thom., ibid.

140—page [482]Le roi apparaît à la poésie féodale comme un lâche...

Passage de Guill. au court nez (Paris, introd. de Berte aux grands pieds), cité dans Gérard de Nevers.

Grant fu la cort en la sale à Loon,
Moult ot as tables oiseax et venoison.
Qui que manjast la char et le poisson,
Oncques Guillaume n'en passa le menton:
Ains menja tourte, et but aigue à foison.
Quant mengier orent li chevalier baron,
Les napes otent escuier et garçon.
Li quens Guillaume mist le roi à raison:
—«Qu'as en pensé», dit-il, li fiés Charlon?
«Secores-moi vers la geste Mahon.»
Dist Loéis: «Nous en consillerons,
«Et le matin savoir le vous ferons
«Ma volonté, se je irai o non.»
Guillaume l'ot, si taint corne charbon,
Il s'abaissa, si a pris un baston.
Puis dit au roi: «Vostre fiez tos rendon,
«N'en tenrai mès vaillant une esperon,
Ne vostre ami ne serai ne voste hom,
Et si venrez, o vous voiliez o non.»

(Ms. de Gérard de Nevers, no 7498, treizième siècle, corrigé sur le texte le plus ancien du ms. de Guillaume au Cornès, no 6995.)

141—page [484]On remonte au vieil élément indigène, etc...

Le principal dépôt des traditions bretonnes du moyen âge est l'ouvrage du fameux Geoffroi de Monmouth. Sur la véracité de cet auteur et les sources où il a puisé, voyez Ellis, Intr. metrical romances; Turner, Quarterly review, janvier 1820; Delarue, Bardes armoricains; et surtout la dernière édition de Warton (1834), avec notes de Douce et de Park; voyez aussi les critiques de Ritson, quelques passages des poésies de Marie de France, publiés par M. de Roquefort, 1820, etc.