[463]: Gaut. de Vinisauf.

[464]: Joinville. «Le roy Richart fist tant d'armes outremer à celle foys que il y fu, que quant les chevaus aus Sarrasins avoient pouour d'aucun bisson, leur mestre leur disoient: Cuides-tu, fesoient-ils à leur chevaus, que ce soit le roy Richart d'Angleterre? Et quant les enfans aux Sarrasines bréoient, elles leur disoient: Tai-toy, tay-toy, ou je irai querre le roy Richart qui te tuera.»

[465]: Devant Ptolémaïs, plusieurs barons français passèrent sous les drapeaux d'Angleterre: la Chronique de Saint-Denis n'appelle plus, depuis cette époque, le roi d'Angleterre du nom de Richard, mais de Trichard.

[466]: Joinville: «Tandis qu'ils estoyent en ces paroles, un sien chevalier lui escria: Sire, Sire, venez juesques ici, et je vous monstrerai Jérusalem.» Et quant il oy ce, il geta sa cote à armer devant ses yex tout en plorant, et dit à Nostre-Seigneur: «Biau Sire Diex, je te pri que tu ne seuffres que je voie ta sainte cité, puisque je ne la puis délivrer des mains de tes ennemis.»

[467]: Par exemple le camp de Ptolémaïs, en 1191.

[468]: Les croisés furent souvent admis à la table de Saladin, et les émirs à celle de Richard.

[469]: Saladin envoya aux rois chrétiens, à leur arrivée, des prunes de Damas et d'autres fruits; ils lui envoyèrent des bijoux. Philippe et Richard s'accusèrent l'un l'autre de correspondance avec les musulmans. Richard portait à Chypre un manteau parsemé de croissants d'argent.—Richard fit proposer en mariage à Malek-Adhel sa sœur, veuve de Guillaume de Sicile; sous les auspices de Saladin et de Richard, les deux époux devaient régner ensemble sur les musulmans et les chrétiens, et gouverner le royaume de Jérusalem. Saladin parut accepter cette proposition sans répugnance; les imans et les docteurs de la loi en furent fort surpris; les évêques chrétiens menacèrent Jeanne et Richard de l'excommunication. Saladin voulut connaître les statuts de la chevalerie, et Malek-Adhel envoya son fils à Richard, pour que le jeune musulman fût fait chevalier dans l'assemblée des barons chrétiens.

[470]: Le pape refusa.

[471]: Comme Richard venait d'arriver à Vienne, après trois jours de marche, épuisé de fatigue et de faim, son valet, qui parlait le saxon, alla changer des besants d'or et acheter des provisions au marché. Il fit beaucoup d'étalage de son or, tranchant de l'homme de cour et affectant de belles manières; on aperçut à sa ceinture des gants richement brodés, tels qu'en portaient les grands seigneurs de l'époque; cela le rendit suspect, le bruit du débarquement de Richard s'était répandu en Autriche: on l'arrêta, et la torture lui fit tout avouer.

[472]: