10—page [25]Vers La Rochelle, une petite Hollande, etc..

Le marais méridional est tout entier l'ouvrage de l'art. La difficulté à vaincre, c'était moins le flux de la mer que les débordements de la Sèvre.—Les digues sont souvent menacées.—Les cabaniers (habitants de fermes appelées cabanes) marchent avec des bâtons de douze pieds pour sauter les fossés et les canaux.—Le Marais mouillé, au delà des digues, est sous l'eau tout l'hiver. (La Bretonnière.)—Noirmoutiers est à douze pieds au-dessous du niveau de la mer, et on trouve des digues artificielles sur une longueur de onze mille toises.—Les Hollandais desséchèrent le marais du Petit-Poitou, par un canal appelé Ceinture des Hollandais. (Statistique de Peuchet et Chanlaire. Voyez aussi la Description de la Vendée, par M. Cavoteau, 1812.)

11—page [26]Le pape protégea La Rochelle contre les seigneurs...

Raymond Perraud, né à La Rochelle, évêque et cardinal, homme actif et hardi, obtint en 1502, pour les Rochellois, des bulles qui défendent à tout juge forain de les citer à son tribunal.

12—page [27]La Vendée qui a quatorze rivières, et pas une navigable...

Voy. Statist. du départ. de la Vienne, par le préfet Cochon, an X.—Dès 1537, on proposa de rendre la Vienne navigable jusqu'à Limoges; depuis, de la joindre à la Corrèze qui se jette dans la Dordogne; elle eût joint Bordeaux et Paris par la Loire; mais la Vienne a trop de rochers.—On pourrait rendre le Clain navigable jusqu'à Poitiers, de manière à continuer la navigation de la Vienne. Châtellerault s'y est opposé par jalousie contre Poitiers.—Si la Charente devenait navigable jusqu'au-dessus de Civray, cette navigation, unie au Clain par un canal, ferait communiquer en temps de guerre Rochefort, la Loire et Paris.—Voy. aussi Texier, Haute-Vienne; et La Bretonnière, Vendée.

N'était ni plus religieuse ni plus royaliste que bien d'autres provinces frontières...

J'ai déjà cité le mot remarquable de M. le capitaine Galleran.—Genoude, Voyage en Vendée, 1821: «Les paysans disent: Sous le règne de M. Henri (de Larochejaquelein).»—Ils appelaient patauds ceux des leurs qui étaient républicains. Pour dire le bon français, ils disaient le parler noblat.—Les prêtres avaient peu de propriétés dans la Vendée; toutes les forêts nationales, dit La Bretonnière (p. 6), proviennent du comte d'Artois ou des émigrés; une seule, de cent hectares, appartenait au clergé.