23—page [49]Le Rhône symbole de la contrée...

On trouve le long de tout le cours du Rhône des traces du culte sanguinaire de Mithra. On voit à Arles, à Tain et à Valence des autels tauroboliques; un autre à Saint-Andéol. À la Bâtie-Mont-Saléon, ensevelie par la formation d'un lac, et déterrée en 1804, on a trouvé un groupe mithriaque.—À Fourvières, on a trouvé un autel mithriaque consacré à Adrien; il y en a encore un autre à Lyon consacré à Septime-Sévère. (Millin, passim.)

Page [52] et note [1]Le drac, la tarasque...

Millin, III, 453. Cette fête se retrouve, je crois, en Espagne.—L'Isère est surnommée le serpent, comme le Drac le dragon; tous deux menacent Grenoble:

Le serpent et le dragon
Mettront Grenoble en savon.

—À Metz, on promène le jour des Rogations un dragon qu'on nomme le graouilli; les boulangers et les pâtissiers lui mettent sur la langue des petits pains et des gâteaux. C'est la figure d'un monstre dont la ville fut délivrée par son évêque, saint Clément.—À Rouen, c'est un mannequin d'osier, la gargouille, à qui on remplissait autrefois la gueule de petits cochons de lait. Saint Romain avait délivré la ville de ce monstre, qui se tenait dans la Seine, comme saint Marcel délivra Paris du monstre de la Bièvre, etc.

24—page [51]Fréjus...

«Cette ville devient plus déserte chaque jour, et les communes voisines ont perdu, depuis un demi-siècle, neuf dixièmes de leur population.» (Fauchet, an IX, loc. cit.)