52—page [132]—Il ne manquait à ces vaillants prêtres, etc...
Nicol. a Clemangis, de præsul., simon., p. 165: «Denique laïci usque adeo persuasum habent nullos cælibes esse, ut in plerisque parochiis non aliter velint presbyterum tolerare, nisi concubinam habeat, quo vel sic suis sit consultum uxoribus, quæ nec sic quidem usquequaqué sunt extra periculum.—Voy. aussi Muratori, VI, 335. On avait déclaré que les enfants nés d'an prêtre et d'une femme libre seraient serfs de l'Église; ils ne pouvaient être admis dans le clergé, ni hériter selon la loi civile, ni être entendus comme témoins. (Schroeckh, Kirchengeschichte, p. 22, ap. Voigt, Hildebrand, als Papst Gregorius der siebente, und sein Zeitalter, 1815.)
Rex immortalis! quam longo tempore talis
Mundit risus erunt, quos presbyteri genuerunt?
Carmen pro nothis, ap. Scr. fr. XI, 444.
Page [132] et note [2]—Les prêtres mariés au moyen âge...
D. Lobineau, 110. D. Morice, Preuves, I, 463, 542.—Il en était de même en Normandie, d'après les biographes des bienheureux Bernard de Tiron et Harduin, abbé du Bec. «Per totam Normanniam hoc erat ut presbyteri publice uxores ducerent, filios ac filias procrearent, quibus hereditatis jure ecclesias relinquerent et filias suas nuptui traductas, si alia deesset possessio, ecclesiam dabant in dotem.»
53—page [133]—Les cloîtres se peuplaient de fils de serfs...
Le clergé de Laon reprocha un jour à son évêque d'avoir dit au roi: «Clericos non esse reverendos, quia pene omnes ex regia forent servitute progeniti.» (Guibertus Novigentinus, de Vita sua, l. III, c. VIII.)—Voy. plus haut comment l'Église se recrutait sous Charlemagne et Louis-le-Débonnaire. L'archevêque de Reims, Ebbon, était fils d'un serf.—Voy. un passage de Thégan, App. 162, au 1er volume.