Dans quelques monuments anglais, l'ordre du Temple est appelé Militia Templi Salomonis (ms. Biblioth. Cottonianæ et Bodleianæ.) Ils sont aussi nommés Fratres militia Salomonis, dans une charte de 1197. Ducange.—(Rayn., p. 2.)

49—page [104]Le Temple subsiste dans les enseignements d'une foule de sociétés secrètes...

Il est possible que les Templiers qui échappèrent se soient fondus dans des sociétés secrètes. En Écosse, ils disparaissent tous, excepté deux. Or on a remarqué que les plus secrets mystères de la franc-maçonnerie sont réputés émanés d'Écosse, et que les hauts grades y sont nommés Écossais. Voy. Grouvelle et les écrivains qu'il a suivis, Munter, Moldenhawer, Nicolaï, etc.

50—page [104]Les Templiers furent-ils affiliés aux gnostiques?...

Voy. Hammer, Mémoire sur deux coffrets gnostiques, p. 7. Voy. aussi le mémoire du même dans les Mines d'Orient, et la réponse de M. Raynouard. (Michaud, Hist. des croisades, éd. 1828, t. V, p. 572.)

51—page [107]Tout ce qu'il y avait eu de saint en l'ordre devint péché et souillure...

La règle austère que l'ordre reçut à son origine semble à sa chute un acte d'accusation terrible: «Domus hospitis non careat lumine, ne tenebrosus hostis... Vestiti autem camisiis dormiant, et cum femoralibus dormiant. Dormientibus itaque fratribus usque mane nunquam deerit lucerna...» (Actes du concile de Troyes, 1128. Ap. Dup. Templ., 92-102.)