Les François estoient testonnés,
Et leurs airs tout efféminés;
Avoient beaucoup de perleries,
Et de nouvelles broderies.
Ils estoient frisques et mignotz,
Chantoient comme des syrenotz;
En salles d'herbettes jonchées,
Dansoient, portoient barbes fourchées,
... Les vieux ressembloient aux jeunes,
Et tous prenoient terrible nom,
Pour faire paour aux Bretons.
273—page [404]—Mort de Duguesclin...
A! doulce France amie, je te lairay briefment!
Or veille Dieu de gloire, par son commandement,
Que si bon conestable aiez prochainement
De coi vous vaillez mieulx en honour plainement!
Poème de Duguesclin, ms. de la Bibl. royale, no 7224, 142 verso.
Voy. l'excellent art. Charles V, de M. Lacabane (Dict. de la conversation).
274—page [408]—La France atteignait dans Froissart la perfection de la prose narrative...
Sans parler de tant de beaux récits, je ne crois pas qu'il y ait rien dans notre langue de plus exquis que le chapitre: «Comment le roi Édouard dit à la comtesse de Salisbury qu'il convenoit qu'il fust aimé d'elle, dont elle fut fortement ébahie.»
Quoique Froissart ait séjourné si longtemps en Angleterre, je n'y trouve qu'un mot qui semble emprunté à la langue de ce pays: «Le roi de France pour ce jour étoit jeune, et volontiers travillait (voyageait, travelled).» (T. IX, p. 475, année 1388.)
Dans son voyage aux Pyrénées, cheminant le joyeux prêtre, avec ses quatre lévriers en lesse...