Cette inscription, la plus belle peut-être qu'on ait jamais lue sur une tombe chrétienne, a été placée par mon ami, M. Fourcy (bibliothécaire de l'École polytechnique), sur celle de sa mère.

93—page [128], note 2—Inès de Castro...

Lopes parle seulement de la translation du corps: «Como foi trellada Dona Enez, etc.» (Collecçao de livros ineditos. 1816, t. IV, p. 113.) M. Ferdinand Denis, dans ses intéressantes Chroniques de l'Espagne et du Portugal, t. I, p. 157, cite le texte principal (de Faria y Souza), qui appuie la tradition.—Un savant Portugais, M. Corvalho, assurait avoir vu, il y a quelques années, le corps d'Inès bien conservé: «Seulement la peau avait pris le ton du vélin bruni par le temps...» (Ibid., t. I, p. 163.) M. Taylor, en 1835, n'a plus trouvé que des ossements dispersés sur les dalles du couvent d'Alcabaça, et il les a pieusement inhumés. (Voyage pitt. en Espagne et en Portugal, l. XIII.)—Je trouve encore dans les Chroniques, traduites par M. Ferdinand Denis (t. I, p. 78), un fait curieux qui caractérise, autant que l'histoire d'Inès, le matérialisme poétique de ces temps, c'est l'histoire du bon vassal qui ne veut pas rendre son château au nouveau roi avant de s'assurer de la mort de son maître Sanche II. Il va à Tolède, où Sanche était mort exilé, enlève la pierre, reconnaît le mort, et accomplit son serment féodal en lui remettant au bras droit les clefs du château qu'il lui a autrefois confiées.

94—page [129]Les tombeaux de La Scala...

«In terra, e meze sepolte, son prima tre arche di marmo nostrale, quali non si sa per qual di questa casa servissero, poichè non hanno iscrizione alcuna; benne hanno l'arme sopra i coperchi, e nel mezo di uno si vede la scala con aquila sopra,

E'n su la scala porta il santo uccello.»

(Dante, Parad., XVII, 72.—Maffei, Verona illustrata, parte terza, p. 78, éd. in-folio.)