102—page [135]Le duc de Bourgogne revint, etc.

«Et se logea en l'hostel d'un bourgeois, nommé Jacques de Haugart, auquel hôtel ledit duc fit pendre par dessus l'huis par dehors deux lances, dont l'une si avoit fer de guerre et l'autre si avoit fer de rochet; pourquoi fut dit de plusieurs nobles estant à icelle assemblée que ledit duc les y avoit fait mettre en signifiance que qui voudroit avoir à lui paix ou guerre, si le prensit.» (Monstrelet, t. I, p. 234.)

103—page [135]Les princes avaient été jusqu'à Amiens pour l'empêcher de venir...

À l'approche des troupes qui allaient occuper Paris, le Parlement, avec sa prudence ordinaire, ne voulut point se mêler des affaires de la ville ni des précautions à prendre: «Et si a esté touchié de requérir provision pour la ville de Paris où plusieurs gens d'armes doivent arriver... Sur quoy n'a pas été conclu, quia, ad curiam non pertineret multis obstantibus; au moins, ny pourroit remédier.» (Archives, Registres du Parlement, Conseil, XIII, 10 février 1407 (1408), folio 13, verso.)

104—page [138]Jean Petit fut soutenu par le duc de Bourgogne...

Cette pension n'était pas gratuite; Jean Petit nous apprend lui-même qu'il a fait serment au duc de Bourgogne: «Je suis obligé à le servir par serment à lui faict il y a trois ans passés... Lui, regardant que j'estois très petitement bénéficié, m'a donné chascun an bonne et grande pension pour moi aider à tenir aux escoles; de laquelle pension j'ai trouvé une grand'partie de mes dépens et trouverai encore, s'il lui plaît de sa grâce.» (Monstrelet, t. I, p. 245.)