123—page [170]Les Armagnacs à Saint-Denis...

Les Parisiens croyaient néanmoins, et non sans apparence, que les moines étaient favorables au parti d'Orléans. Le bruit même courut à Paris que le duc d'Orléans s'était fait couronner roi de France dans l'abbaye de Saint-Denis. (Religieux, ms., f. 701, verso.)

124—page [172]Le duc de Bourgogne avait fait publier à grand bruit dans Paris, etc.

«Indeque rabies popularis sic exarsit, ut omnes utriusque sexus absque erubescentio velo ducibus publice maledicentes, orarent ut cum Juda proditore æternam perciperent portionem.» (Religieux, ms., folio 734.)

125—page [174]Les fréquents appels à l'opinion publique que font les partis...

Le plus important peut-être de ces manifestes est celui que le duc de Bourgogne publia au nom du roi, le 13 février 1412. Il y demandait une aide à la langue d'oil et à la langue d'oc, et en confiait la perception à un bourgeois de Paris. Préalablement il y fait une longue histoire apologétique des démêlés de la maison de Bourgogne avec celle d'Orléans. Il y flatte Paris; il entre dans le ressentiment du peuple contre les excès des gens d'armes du parti d'Orléans. Il fait dire au roi: «Nous feusmes deuement et souffisamment informés qu'ils tendoient à débouter du tout Nous et notre génération de notre royaume et seigneurie.» (Bibl. royale, mss., Fontanieu, 109-110, ann. 1412, 13 février, d'après un Vidimus de la vicomté de Rouen.)