176—page [262], note 3—Le connétable d'Albret...

Le Religieux revient fréquemment (fol. 940, 946, 948) sur ces bruits de trahison, qui probablement circulaient surtout à Paris, sous l'influence secrète du parti bourguignon.—Nulle part ces accusations ne sont exprimées avec plus de force que dans le récit anonyme qu'a publié M. Tailliar: «Charles de Labrech, connétable de Franche, alloit bien souvent boire et mangier avec le Roi en l'ost des Englès... Li connétables se tenoit en ses bonnes villes et faisoit défendre de par le roi de Franche que on ne le combattesit nient.» Cette dernière accusation, si manifestement calomnieuse, ferait soupçonner que cette pièce est un bulletin du duc de Bourgogne. Au reste, l'auteur confond beaucoup de choses; il croit que c'est Clignet de Brabant qui pilla le camp anglais, etc. Dans la même page, il appelle Henri V tantôt roi de France, tantôt roi d'Angleterre. (Archives du nord de la France et du midi de la Belgique (Valenciennes), 1839.)

177—page [263]Le fils du duc de Bourgogne fit à tous les morts la charité d'une fosse...

Monstrelet, t. III, p. 358. Selon le récit anonyme publié par M. Tailliar, on ne put jamais savoir le vrai nombre des morts; ceux qui les avaient enfouis, jurèrent de ne point le révéler. (Archives du nord de la France (Valenciennes), 1839.)

178—page [266]Les Français nourrirent les Anglais...

«De suis victualibus refecerunt.» (Walsingham, p. 342.)—Walsingham ajoute une observation de la plus haute importance: «Nempe mos est utrique genti, Angliæ scilicet atque Galliæ, licet sibimet in propriis sint infesti regionibus, in remotis partibus tanquam fratres subvenire, et fidem ad invicem inviolabilem observare.» (Walsingham, ibid.)—C'est qu'en effet, ce sont des frères ennemis, mais après tout des frères.

179—page [266]... des vers charmants, pleins de bonté et de douceur d'âme...