«Pour occasion duquel fait plusieurs grans inconvéniens et domages irréparables sont disposez davenir et plus grans que paravant, à la honte des faiseurs, au dommage de mond. Seig. Dauphin principalment, qui attendoit le royaume par hoirrie et succession après le Roy notre souverain S. À quoy il aura moins daide et de faveur et plus dennemis et adversaires que par avant.» (Archives, Registres du Parlement, Conseil, XIV, folio 193, septembre 1419.)

207—page [305]Derrière Henri V on portait sa bannière personnelle, la lance à queue de renard...

«Et portoit en sa devise une queue de renart de broderie.» (Journal du Bourgeois de Paris, t. XV, p. 275.) À l'entrée de Rouen, c'était une véritable queue de renard: «Une lance à laquelle d'emprès le fer avoit attaché une queue de renart en manière de penoncel, en quoi aucuns sages notoient moult de choses.» (Monstrelet, t. IV, p. 140.)

208—page [305]Le roi d'Angleterre fut bien reçu à Paris.

Le greffier même du Parlement partage l'entraînement général, à en juger par ses mentions continuelles de processions et supplications pour le salut des deux rois: «Furent moult joyeusement et honorablement receuz en la ville de Paris...» (Archives, Registres du Parlement, Conseil, XIV, folio 224.)

209—page [306]Charles fut condamné au bannissement...

La sentence rendue par le roi de France, «de l'avis du Parlement», est placée par Rymer au 23 décembre 1420: «Considérant que Charles soi-disant dauphin avoit conclu alliance avec le duc de Bourgogne... déclare les coupables de cette mort inhabiles à toute dignité.»—V. aussi le violent manifeste de Charles VI contre son fils: «Ô Dieu véritable, etc.», 17 janvier 1419. (Ord., t. XII, p. 273.)—Un acte plus odieux encore, c'est celui qui ordonne que les Parisiens seront payés de ce qui leur est dû sur les biens des proscrits, de manière à associer Paris au bénéfice de la confiscation. (Ord., t. XII, p. 281.) Cela fait penser aux statuts anglais qui donnaient part aux communes dans les biens des lollards.