[178]: «Etzel, Atzel, Athila, Athela, Ethela.—Atta, Attî, Aetti, Vater, signifient, dans presque toutes les langues, et surtout en Asie, père, juge, chef, roi.—C'est le radical des noms du roi marcoman Attalus, du Maure Attala, du Scythe Atheas, d'Attalus de Pergame, d'Atalrich, Eticho, Ediko.—Mais il y a un sens plus profond et plus large. Attila est le nom du Volga, du Don, d'une montagne de la province d'Einsiedeln, le nom général d'un mont ou d'un fleuve. Il aurait ainsi un rapport intime avec l'ATLAS des mythes grecs.» Jac. Grimm, Altdeutsche Waelder, I, 6.

[179]: On voit dans Priscus et Jornandès les Grecs et les Romains l'apaiser souvent par des présents (Priscus, in Corp. Hist. Byzantinæ, I, 72.—Genséric le détermine, par des présents, à envahir la Gaule.—Pour réparation d'un attentat à sa vie, il exige une augmentation de tribut, etc.).—Dans le Wilkinasaga, c. LXXXVII, il est appelé le plus avide des hommes; c'est par l'espoir d'un trésor que Chriemhild le décide à faire venir ses frères dans son palais.

[180]: Jornandès, de rebus Getic. ap. Duchesne, I, 226: «Forma brevis, lato pectore, capite grandiori, minutis oculis, rarus barba, canis aspersus, simo naso, teter colore, originis suæ signa referens.»—Amm. Marcel., XXXI, 1. «Hunni... pandi, ut bipedes existimes bestias: vel quales in commarginandis pontibus effigiati stipites dolantur incompti.» Jornandès, c. XXIV. «Species pavenda nigredine, sed veluti quædam (si dici fas est) offa, non facies, habensque magis puncta quam lumina.»

[181]: Greg. Tur., l. II, ap. Scr. Fr. I, 163: «Gaudentius Aëtii pater, Scythiæ provinciæ primoris loci.»—Jornandès dit (ap. Scr. Fr. I, 22): «Fortissimorum Mœsiorum stirpe progenitus, in Dorostena civitate.»—Aétius avait été en otage chez les Huns (Greg. Tur., loc. cit.).—Parmi les ambassadeurs d'Attila étaient Oreste, père d'Augustule, le dernier empereur d'Occident, et le Hun Édecon, père d'Odoacre, qui conquit l'Italie. Voyez la relation de Priscus.

[182]: L'invasion d'Attila en Italie n'y avait pas laissé une impression moins profonde. Dans une bataille qu'il livra aux Romains, aux portes même de Rome, tout, disait-on, avait péri des deux côtés. «Mais les âmes des morts se relevèrent et combattirent avec une infatigable fureur trois jours et trois nuits.»

[183]: Attila, dans sa retraite, massacre, selon la légende, les onze mille vierges de Cologne.

[184]: Du côté des Romains étaient les Wisigoths et leur roi Théodoric; du côté des Huns, les Ostrogoths et les Gépides. Un Ostrogoth tua Théodoric.

[185]:

Je te donnerais volontiers mon bouclier,
Si j'osais te l'offrir devant Chriemhild...
N'importe! prends-le, Hagen, et porte-le à ton bras.
Ah! puisses-tu le porter jusque chez vous, jusqu'à la terre des Burgundes.

[186]: Le chant d'Hildebrand et Hadubrand a été retrouvé et publié en 1812 par les frères Grimm. Ils le croient du VIIIe siècle. Je ne puis m'empêcher de reproduire ce vénérable monument de la primitive littérature germanique. Il a été traduit par M. Gley (Langue des Francs, 1814) et par M. Ampère (Études hist. de Chateaubriand). J'essaye ici d'en donner une traduction nouvelle.