D. M.
PVERI SEPTENTRI
ONIS ANNOR XII QUI
ANTIPOLI IN THEATRO
BIDVO SALTAVIT ET PLA
CVIT.
«Aux mânes de l'enfant Septentrion, âgé de douze ans, qui parut deux jours au théâtre d'Antibes, dansa et plut.» Ce pauvre enfant est évidemment un de ces esclaves qu'on élevait pour les louer à grand prix aux entrepreneurs de spectacles, et qui périssaient victimes d'une éducation barbare. Je ne connais rien de plus tragique que cette inscription dans sa brièveté, rien qui fasse mieux sentir la dureté du monde romain... «Parut deux jours au théâtre d'Antibes, dansa et plut.» Pas un regret. N'est-ce pas là en effet une destinée bien remplie! Nulle mention de parents; l'esclave était sans famille. C'est encore une singularité qu'on lui ait élevé un tombeau. Mais les Romains en élevaient souvent à leurs joujoux brisés. Néron bâtit un monument «aux mânes d'un vase de cristal.»
[66]: Voy. M. Moreau de Jonnès, Tableau du prix moyen des denrées d'après l'édit de Dioclétien retrouvé à Stratonicé: Une paire de caligæ (la plus grossière chaussure) coûtait 22 fr. 50 c.; la livre de viande de bœuf ou de mouton, 2 fr. 50 c.; de porc, 3 fr. 60 c.; le vin de dernière qualité, 1 fr. 80 c. le litre; une oie grasse, 45 fr.; un lièvre, 33 fr.; un poulet, 13 fr.; un cent d'huîtres, 22 fr., etc.
[67]: Tacite.—L'empereur finit par être obligé d'habiller et nourrir le soldat. Lampride.
[68]: Lactant. de M. persecut, c. VII, 23. «Adeò major esse cœperat numerus accipientium quam dantium... Filii adversus parentes suspendebantur...»—Une sorte de guerre s'établit entre le fisc et la population, entre la torture et l'obstination du silence. «Erubescit apud eos, si quis non inficiando tributa in corpore vibices ostendat.» Ammian. Marc., in Comment. Cod. Theod., lib. XI, tit. 7, leg 3a.
[69]: Prosper Aquit., in Chronic: «Omnia pene Galliarum servitia in Bagaudam conspiravere.» Ducange, vo, Bagaudæ, Bacaudæ, ex Paul. Oros., l. VII, c. XV; Eutrop., lib. IX; Hieronymus in Chronico Euseb.: «Diocletianus consortem regni Herculium Maximianum assumit, qui, rusticorum multitudine oppressa, quæ factioni suæ Bacaudarum nomen inciderat, pacem Gallis reddit.» Victor Scotti: «Per Galliam excita manu agrestium ac latronum, quos Bagaudas incolæ vocant, etc.» Pæanius Eutropii interpres Gr.: Στασιάξοντος δὲ ἐν Γάλλοις τοῦ ἀγροικικοῦ, καὶ Βακαὺδας καλοῦντας τοὺς συνκροτηθέντας, ὄνομα δέ ἓστι τοῦτο τυρἀννους δηλοῦν ἐπιχωρίους... Βαγεὑειν est vagari apud Suidam. At cum Gallicam vocem esse indicet Aurelius Victor, quid si à Bagat, vel Bagad, quæ vox Armoricis et Wallis, proinde veteribus Gallis, turmam sonat, et hominum collectionem?—Catholicum Armoricum: «Bagat, Gall., assemblée, multitude de gens, troupeau.—Cæterum Baogandas, seu Baogaudas, habet prima Salviani editio, ann. 1530.—Baugaredos vocat liber de castro Ambasiæ, num. 8. Baccharidas, Idacius in Chronico, in Dieclotiano.—Non desunt, qui Parisienses vulgò Badauts per ludibrium appellant, tanquam a primis Bagaudis ortum duxerint.—Turner, Hist. of A. I. Bagach, in Irish, in warlike. Bagach, in Erse is fighting.—Bagad, in Welsh, is multitude.—Saint-Maur-des-Fossés, près Paris, s'appelait le château des Bagaudes. Voy. Vit. S. Baboleni.
[70]: Millin.
[71]: Sous les rois Rechila et Théodoric.
[72]: Schæpflin adopte cependant une autre opinion. V. sa dissertation: Constantinus magnus non fuit Britannus. Bâle, 1741, in-4o.
[73]: Eumène. Une grande partie du territoire d'Autun était sans culture.