—Ah! le voilà, dit-elle, je reconnais les cris de joie de mon chien quand mon neveu arrive.
Et, en effet, Bengali entra, accompagné d'un énorme dogue qui lui manifestait sa joie par des bonds, lui posait ses pattes sur les épaules en avançant une langue démesurée, dans le but évident de la lui passer sur le visage:
—A bas, Turban! criait Bengali.
—A bas, vilaine bête! allez coucher! criait sa maîtresse; pourquoi l'a-t-on lâché?
Et, allant à la porte:—Dindoie! cria-t-elle, emmenez le chien d'ici!
Le vieux domestique accourut, prit Turban par son collier et l'entraîna.
Bengali, chargé d'un volumineux bouquet, resta stupéfait en voyant la famille Jujube souriante.
—Une surprise! dit la tante; de bons amis qui sont venus m'apporter, eux aussi, de jolis bouquets....
—Voici le mien, ma chère tante, dit-il, et il l'embrassa.
—Je ne devrais pas t'embrasser, flâneur, ingrat.... Tu m'avais promis de venir à trois heures; mais... qu'as-tu donc? cette figure bouleversée!...