—C'est celle-là? fit-il.
—Eh bien... qu'y a-t-il d'étonnant?
—Il y a d'abord, ma tante, une chose qui suffirait seule à justifier mon étonnement: mademoiselle Athalie doit épouser un jeune serin de ma connaissance, un élève en pharmacie.
—Qu'est-ce que tu me contes là? C'est d'accord avec les parents de la jeune personne et avec elle-même que je te la propose.
—Mais, ma tante, c'est lui-même, un nommé Pistache, qui me l'a dit.
—Il t'a dit qu'il était agréé par les parents?
—Pas tout à fait; mais il m'a juré que la demoiselle et la mère consentaient à ce mariage.
—Et le père?
—Ah! le père, lui, ne sait rien encore.
—J'irai aujourd'hui même le trouver et savoir, des dames, ce qu'il y a de vrai dans ce que t'a dit ton apothicaire.