Bengali sortait à ce moment de la loge, armé, lui aussi, d'un parapluie qu'il y avait trouvé.—Oh! dit-il, en l'examinant, pas fameux, le riflard.

Il l'ouvrit et constata les coupures faites à la soie par la monture de baleine.

—Ah! quel chien de temps! dit en entrant précipitamment un jeune homme à la figure candide; et, levant les yeux vers un étage de la maison, il poussa un soupir et dit:—Bien sûr, elle ne sortira pas d'un temps pareil... à moins qu'elle ne soit sortie avant l'orage avec madame sa mère.... Je vais m'informer.

Il se dirigea vers la loge sur le seuil de laquelle Bengali examinait le parapluie.

—C'est à monsieur le concierge que j'ai l'honneur de parler? demanda-t-il.

Bengali regarda son interlocuteur d'un air courroucé, mais en voyant les yeux ronds de celui-ci, sa bouche béante et sa grosse face rougeaude, il répondit en souriant:—Le concierge? Non, monsieur, je n'ai pas cet honneur; je le regrette pour la façon respectueuse dont vous vous adressiez au titulaire de cette loge, lequel, d'ailleurs, est un ours parfaitement mal léché; mais si je puis vous donner le renseignement que vous vouliez lui demander, j'en serai, croyez-le, particulièrement heureux.

—Ah! c'est vous qui gardez la loge, en l'absence du concierge? Alors, permettez-moi de vous offrir....

Et notre jeune homme plongea ses doigts dans la poche de son gilet.

—De la corruption! s'écria Bengali en feignant l'indignation, vous voulez me corrompre?

—Oh! je suis désolé, mon cher monsieur, absolument désolé.... Je... croyais... pardonnez-moi... je perds la tête.