—Il songe aux devoirs que va lui imposer sa vie nouvelle, dit la tante.
Le lendemain, Jujube, étalé dans la calèche, se dirigeait vers la route de Ville-d'Avray (car il ne prenait pas le chemin de fer), lorsqu'il entendit ce cri: «Bonjour, maître!» Il se retourna; c'était Marocain qui l'avait ainsi interpellé. L'artiste fit arrêter sa voiture et serra, avec l'effusion d'un homme heureux, la main que lui tendait Marocain. Il lui annonça qu'il retournait à sa campagne, l'engagea à l'y aller voir, et après les questions ordinaires sur la santé:
—Eh! quoi de nouveau? demanda Marocain.
—Il y en a chez moi, répondit Jujube.
—Du bon?
—De l'excellent; je marie ma fille.
—Ah! bravo! un bon mariage, je suppose?
—Un jeune homme charmant, spirituel, riche.
—Ah! mon compliment, cher maître.
—Merci; nous ferons le repas de noces, le bal, les réceptions à ma campagne, dans une habitation exquise, vaste, où je pourrai recevoir un grand nombre de personnes... dont vous serez, bien entendu.