Et le familier personnage d'essuyer son chapeau avec le tablier du concierge. Celui-ci écarta brusquement le bras du gaillard sans gêne et cria:—Je ne suis pas portier et je vous défends de me tutoyer.

—Monsieur est le propriétaire?

—Non, monsieur, je suis le concierge, et si vous ne sortez pas....

—Si je ne sors pas, je resterai, naturellement.

Et sans attendre la réplique du concierge:

—Oh! quels mollets! s'écria notre loustic en apercevant dans la rue une jeune femme retroussée jusqu'aux genoux et marchant hâtivement sur le bout de ses petites bottines.

Et il se précipita à la porte pour suivre du regard les deux jolies jambes qui s'éloignaient.

—Qu'est-ce que c'est que cet ostrogot-là? se demanda le concierge.

C'était tout simplement un chercheur de bonnes fortunes à l'aide d'un parapluie sous lequel il offrait d'abriter les jolies femmes surprises par l'averse. Malheureusement, ce jour-là, surpris, lui aussi, il lui manquait l'instrument indispensable pour l'exercice de sa spécialité galante:—Et pas de parapluie! pour en offrir la moitié à cette délicieuse piétonne, dit-il. Revenant alors au concierge:—Vous n'auriez pas un parapluie à me prêter, portier?

—Vous prêter un parapluie? Est-ce que je vous connais, moi?... est-ce que je sais qui vous êtes, ce que vous faites?