—Beaucoup, madame, beaucoup....

—Eh bien, alors?

—C'est que... peut-être aussi, veulent-ils beaucoup de fortune....

—Mais avec un bon établissement, on peut faire fortune... je sais bien, quant à moi, que je n'aurais jamais pour ma fille de ces exigences d'argent....

—Oh! madame, que vous me faites de plaisir....

Et, après quelques hésitations bientôt détruites par madame Jujube, Pistache finit par ouvrir son cœur et demander s'il pouvait espérer que ses vœux seraient accueillis.

—Par ma fille et par moi, n'en doutez pas, répondit la mère.

—Et... monsieur Jujubès... pensez-vous que lui aussi?...

—Ah! avec mon mari, ce sera plus difficile, mais d'ici le jour où votre portrait sera terminé, nous avons du temps; quant à présent, ne lui dites pas un mot de vos intentions... laissez-nous faire et bornez-vous à gagner ses bonnes grâces; il est très accessible à la flatterie, ne craignez pas de le flatter; qu'il vous prenne en affection, cela rendra ma tâche plus facile.

—Soyez tranquille, madame; je vais lui en donner, de l'encensoir.