Ça, c'est très-bien, il n'y a rien à dire. Je ne dis rien, tu vois? Piétro entre en scène. A vous, Varenne.
VARENNE (accourant).
Pepita!
Te voilà!
C'est bien toi,
C'est bien toi,
C'est bien toi,
C'est bien toi
Que je voi.
Oui, c'est toi,
Oui, c'est toi,
Oui, c'est toi oi oi oi
Que je voi.
ADÉONNE.
Me voilà!
Me voilà!
C'est bien moi,
C'est bien moi,
C'est bien moi,
C'est bien moi,
Que tu voi.
Oui, c'est moi,
Oui, c'est moi.
Oui, c'est moi oi oi oi
Que tu vois.
ENSEMBLE.
ADÉONNE.
Eh quoi! ce doux songe
Où l'amour me plonge
N'est point un mensonge,
Et dans ce moment,
Joie enchanteresse,
Dans ma douce ivresse,
C'est toi que je presse
Sur mon cœur brûlant?
VARENNE
Non, non! ce doux songe
Où l'amour te plonge
N'est point un mensonge,
Et dans ce moment,
Joie enchanteresse,
Dans ta douce ivresse,
C'est moi qui te presse
Sur mon cœur brûlant[2]?
[2] L'auteur, qui ne veut se brouiller avec personne, a préféré passer ici pour un plagiaire que de citer le nom de l'homme célèbre auquel l'Opéra-Comique doit ces beaux vers.