Un matin, un mois après sa visite à Versailles, Eusèbe, un énorme bouquet à la main, entra chez Adéonne.

—Pourquoi ces fleurs? demanda la chanteuse, Ce n'est pas aujourd'hui ma fête, que je sache?

—Non, répondit le jeune homme, c'est la fête de ce bouquet.

—Il est des jours, reprit la comédienne, où les fleurs et les compliments sont d'un mauvais augure. J'ai fait, ce matin, trois réussites, le neuf de pique est toujours sorti. Gageons qu'il y a une mauvaise nouvelle cachée sous ces camélias.

—C'est vrai.

—Parle.

—Je ne sais comment te l'apprendre...

—Tu te maries, n'est-ce pas?

—Oui. Qui a pu te dire...

—Il y a quinze jours que je le sais. J'ai trouvé la lettre de ton père dans la poche de ton habit. Ne t'excuse pas. Je sais ce que tu pourrais me raconter.