Qu'il aurait tort de faire un procès à Tournade, parce que les gens de justice, huissiers et autres avoués en profiteraient seuls; puis Tournade a de la famille, que diable!

Qu'il aurait tort de faire une scène à sa belle-mère, parce qu'enfin une mère a bien un peu le droit de se mêler des affaires de sa fille;

Qu'il aurait tort de changer sa voiture, parce que si le malheur voulait qu'il fasse faillite, ce qui pourrait bien lui arriver, ses créanciers lui reprocheraient amèrement son luxe.

Toutes ces réflexions faites, il passerait son habit, et tout irait pour le mieux dans la vie de ce galant homme et de ses semblables qui agiraient comme lui.

Vous voyez, mistress, que devant un si immense résultat, l'emploi d'un mot inconvenant est une bien petite affaire, et que vous ne sauriez me refuser votre pardon.

Vous allez me dire que ce conseil, cet avis, cet aphorisme auquel je voudrais donner force de loi, ne concernant que les hommes, vous déclarez vous en laver les mains. Attendez, j'ai aussi à donner aux femmes un conseil auquel j'attache peut-être plus d'importance encore qu'à l'autre, bien que les résultats ne doivent pas être les mêmes.

Aux femmes je dirai:

«Ne portez jamais de pantalons.»—Bon, encore ce maudit mot!—Cette fois ce n'est pas ma faute, je l'ai écrit avec préméditation.

Agréez, etc.