Et enfin:

Alexis de la Gacherie.

Quand un exemple est bon, on le suit volontiers: Gaudissart cadet devenait, par le même procédé:

M. de la Rochepercée.

Et Gaudissart junior M. de Boisvert.

Cela ne faisait de mal à personne, et, comme disait Villemot: «Ça valait encore mieux que de voler.» Mais on ne s'arrêtait pas en si bon chemin.

Un matin, tous ces Gaudissarts apparaissaient avec un titre, et l'on saluait sans effort le marquis de la Gacherie, le comte de la Rochepercée et le vicomte de Boisvert. Que le bon Dieu les bénisse!

Dans d'excellentes familles, même, on a pris des titres avec une facilité très réjouissante. Pour peu qu'un monsieur soit véritablement comte, son fils aîné ne se gêne pas le moins du monde pour se faire appeler M. le vicomte et son second fils M. le baron.

C'est absolument bête et ridicule, par cette bonne raison que, dans les familles où il n'existe pas de fiefs héréditaires, ce qui est le cas de presque toutes les familles secondaires, le chef de la famille est en possession d'un titre, que le fils aîné ne saurait porter qu'après la mort de son père.

Il est ridicule de voir le cadet d'un comte se faire baron de son autorité privée, alors que M. son père ne pourrait lui-même prendre une semblable liberté.