Il y a douze ou treize ans, je me promenais sur le boulevard Montmartre; je sentis une main s'appuyer sur mon épaule.
—Vous êtes Jules Noriac?
—Oui, monsieur.
—Je suis Théodore Barrière.
—Enchanté de faire connaissance avec vous.
—Ça tombe bien, je viens te demander un service.
—Tant mieux, de quoi s'agit-il?
—Lis.
Je parcourus, dans un journal que Barrière me tendait, un article où l'on maltraitait fort les nouveaux académiciens et les nouveaux chevaliers de la Légion d'honneur.