—Allons-y.
On arrive, et au moment de gravir la première marche on se trouve en face de deux officiers anglais.
Les officiers français, qui croient que le monde leur appartient, passent les premiers sans façon.
Les officiers anglais, qui sont pleins de morgue, leur barrent le passage.
On dégaîne: Kléber tue le sien, l'autre, qui n'est autre que Wellington, tue Bonaparte; qu'arrive-t-il?
—Ah diable!
—Eh bien il n'arrive rien du tout. Les pestiférés de Jaffa guérissent comme ils peuvent, Kléber revient en France et se retire à Strasbourg, où il fait tous les soirs sa partie de piquet avec Kellermann. Le fils de la liberté ne dévore pas sa mère. Fouché, qui veut devenir duc à tout prix, négocie avec l'abbé Montesquiou, Louis XVIII revient et tout marche comme sur des roulettes.
—Que de gloires perdues pour la France, s'écriait Georges Bell.
—Allons donc, reprenait Méry qui a eu le bonheur de mourir avant 1870, la France a toujours assez de gloire, mais voyez-vous la belle figure que feraient les anglais s'ils n'avaient pas gagné la bataille de Waterloo?